64 % du territoire breton est consacré à l'agriculture.
La proportion d’agriculteurs et d'agricultrices y est également bien plus forte qu’ailleurs. Si les exploitations sont très tournées vers l’élevage (vache, porc, etc.), la région est également championne de France pour la culture de nombreux légumes.
La transformation des produits alimentaires y est aussi très importante puisque son industrie agroalimentaire est la première du pays en termes d’emplois.
Exploitation d'Adrien Scouarnec et de sa compagne Alexandra à Poullaouen (29) © L'oeil de Paco
Les chiffres clés
70 000 personnes (chef·fes d’entreprises, conjoint·es collaborateurs, aides familiaux, salarié·es) travaillent dans les 24 160 exploitations agricoles bretonnes. Le nombre de salarié·es a tendance à progresser tandis que les actifs familiaux diminuent. Plus de 4 000 exploitations sont en bio.
Les exploitations agricoles sont davantage tournées vers l'élevage avec une production importante en bovins lait.
On compte une installation pour deux départs avec un niveau de formation de plus en plus élevé. 30% des jeunes qui s'installent en agriculture sont des femmes.
Les métiers du paysage rassemblent de leur côté 9 200 personnes dans 2 340 entreprises.
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3,4 %
des emplois bretons
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34 %
de productions en bovins lait
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25 %
de femmes cheffes d'exploitations
-
2
départs pour une installation
Vos questions
Malgré le recul du nombre d’exploitations chaque année, la Bretagne reste l’une des régions les plus dynamiques en termes d’installations (environ 482 installations aidées en 2023). Les départements bretons sont tous classés dans le top 15 des départements français pour le nombre d’installations. On peut s’installer seul·e ou s’associer avec d’autres agriculteurs et agricultrices.
L’agriculture, c’est aussi un marché du travail dynamique offrant de nombreux emplois salariés. En 2024, l’Anefa (Association nationale paritaire pour l’emploi et la formation en agriculture) en Bretagne a collecté 1890 offres d’emplois, pour des emplois saisonniers ou non saisonniers, dont la moitié pour des contrats de plus de six mois.
Plus généralement, le salariat représente chaque année une part plus importante des actifs du secteur agricole, soit plus de 52% en 2023.
Il existe des métiers agricoles pour tous les niveaux de diplôme, du CAPA pour l’ouvrier agricole au master pour l’agronome en passant par le BTSA pour les futurs chef·fes d’exploitation.
Le niveau de formation s’est considérablement élevé ces dernières années : davantage de professionnel·les ont un BTSA ou un diplôme de niveau supérieur.
Pour bénéficier de l’aide à l’installation, il faut notamment obtenir la capacité professionnelle agricole et donc avoir au minimum un diplôme agricole de niveau bac. Avant de s’installer, il peut être intéressant de travailler comme ouvrier·e agricole afin d’acquérir de l’expérience.
Le rythme de travail est lié au rythme des saisons et de vie des animaux avec des pics d’activité. Par exemple, les périodes de semis, de récolte et de mises-bas exigent de travailler plus intensément.
Quant aux horaires de travail, ils dépendent de son statut - chef·fe d’exploitation ou salarié·e- et de la production de l’entreprise.
A l’instar des chefs d’entreprises d’autres secteurs d’activité, les agriculteur·trices exploitant·es travaillent beaucoup et souvent le week-end, particulièrement en élevage. Ils gèrent en revanche leur temps et leurs tâches de manière plus libre.
Pour les salarié·e·s du secteur agricole comme pour les salariés en général, le nombre d’heures de travail est encadré. Les salarié·es disposent des congés légaux comme tous ceux des autres secteurs. Les périodes de vacances dépendent en revanche des temps forts de l’année (récolte, semis, ensilage, mises-bas, etc.).
Pour les chef·fes d’exploitation, il existe des services de remplacement. Il est également possible de s’organiser avec ses associés quand on en a. Toutefois, les chef·fes d’exploitation partent moins en vacances que la moyenne des Français.
30% des actifs sont des femmes dans le domaine de l’agriculture. Ce chiffre varie toutefois en fonction des statuts : 25 % pour les cheffes d’exploitation, 32 % pour les salariées.
La représentation varie également selon les domaines : faible représentation dans le machinisme agricole, forte représentation dans l’aviculture, la transformation, la vente en circuit-court ou les cultures spécialisées comme les productions horticoles, arboricoles et légumières.
En exploitation individuelle, les femmes sont généralement sur des exploitations plus petites que les hommes.
Les métiers de l’agriculture sont variés. Selon les productions, ils peuvent s’exercer en intérieur (bâtiment d’élevage, atelier de transformation…) et/ou en extérieur (cultures, maraîchage…) . La météo et les saisons guident l’activité. Ces secteurs impliquent également la plupart du temps d’effectuer des tâches physiques.
Pour les exploitant·e·s et chef·fe·s d’entreprises, il faut aussi inclure des missions liées à la gestion de l’exploitation, aux déclarations légales ou à la vente de la production.
Et les vacances ? Les salarié·es disposent des congés légaux comme tous ceux des autres secteurs. Les périodes de vacances dépendent en revanche des temps forts de l’année (récolte, semis, ensilage, mises-bas, etc.).
Pour les chef·fes d’exploitation, il existe des services de remplacement. Il est également possible de s’organiser avec ses associés quand on en a. Toutefois, les chef·fes d’exploitation partent moins en vacances que la moyenne des Français.
S'adapter au changement climatique et aux modes de consommation
Les changements des pratiques agricoles devront relever le défi de l’adaptation à l’évolution du climat : élévation des températures durant le printemps et l’été, augmentation du risque d’événements extrêmes, manque d'eau, etc. De la même manière, l’avenir de l’agriculture dépendra également de l’évolution des modes de consommation : circuits-courts, bio, consommation de viande, etc.
Blé.
Des changements importants de la population d’agriculteur·trices
Aujourd’hui, il y a environ deux départs en retraite pour une installation. Or d’ici 10 ans, plus de la moitié des chef·fe·s d’exploitation partira en retraite en Bretagne. Le salariat se développe dans le même temps et le niveau de formation augmente. Les nouveaux actifs du secteur sont de moins en moins issus du milieu agricole.
Portrait de Philippe Clatin, éleveur de porcs à Langoat (Côtes d'Armor) © L'oeil de Paco
Évolution des technologies
L’utilisation croissante du numérique est également d’actualité dans l’agriculture : les robots agricoles, l’imagerie satellite, les outils de gestion (ambiance bâtiment, gestion par smartphone…) et d’aide à la décision viennent modifier la façon dont les agriculteurs travaillent.
Pierre-Antoine Ory, conducteur de machines agricoles à la CUMA de Saint-Sauveur-des-Landes © Jérôme Sevrette
Multiplication des compétences et des savoir-faire
Pour diversifier leurs revenus, certains agriculteurs optent pour de nouvelles activités : vente directe, transformation de produits, production d’énergie, agritourisme, etc.
Avec la montée du salariat, les agriculteurs et agricultrices doivent également avoir des compétences en management qui s’ajoutent à la gestion de l’entreprise elle-même (achat et vente, comptabilité, etc.).
EARL Darlay, exploitation laitière et transformation sur place, à Ruca (22) © L'oeil de Paco
Exploitation de Philippe Clatin, éleveur de porcs à Langoat (22) © L'oeil de Paco
Le rythme de travail
est lié aux saisons et à
la vie des animaux.
Les formations en Bretagne
Des exemples de formations accessibles après la 3e
La Bretagne compte plusieurs dizaines établissements d’enseignement agricole.
Des exemples de formations après le bac
bac+2
- BTSA analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole option transition agricole dans les territoires métropolitains (ACS'AGRI)
- BTSA Aménagements paysagers
- BTSA Productions animales
- BTSA Agronomie : productions végétales
bac+5 / bac +6
Des exemples de titres et certificats accessibles en formation continue
Sources et ressources
- Les chambres d’agriculture de Bretagne
- L’Anefa (Association nationale paritaire pour l’emploi et la formation en agriculture) en Bretagne
- Les entreprises du paysage : des ressources proposées par l’UNEP (Union nationale des métiers du paysage)
- L’aventure du vivant : des infos officielles sur les métiers, les formations et les établissements de l’enseignement agricole
- L'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique
- Stage agricole : des offres par le syndicat des Jeunes agriculteurs.
- Je me lance en agriculture : des informations sur la création d'entreprise en agriculture.
Des exemples de ressources audiovisuelles pour les enseignant·es
- ABC, Agriculture et agroalimentaire de Bretagne en clair, Chambres d’agriculture de Bretagne, 2024
- Anefa Bretagne
- Panorama des industries agroalimentaire chiffres et indicateurs clés, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 2022
- Les emplois directs dans les filières agricoles et agroalimentaires bretonnes en 2020, 2021, Chambres d’agriculture de Bretagne
- Chiffres clés des entreprises du paysage, Unep, 2022
- Les chiffres de l’emploi annuel en Bretagne, Anefa, 2024
- Création, reprise, transmission, les chiffres clés 2023 Chambres d’agriculture de Bretagne
- Portrait des professions, Insee, 2021
- Qui sont les agricultrices bretonnes, Gref Bretagne, 2023
- Consommation et mode de vie numéro 300, Crédoc, 2018