Avec ses 5000 km de côtes, la Bretagne est une grande région maritime. 

Sa filière pêche - aquaculture occupe une place importante au niveau national. 50 % de la pêche fraîche française est débarquée en Bretagne. La région est aussi la 2e de France en production de coquillages et la 3e pour l’élevage de poissons. 

Pêche, conchyliculture, pisciculture, mareyage, poissonnerie… On trouve des professionnel·les à bord des bateaux mais aussi à terre pour produire, transformer et commercialiser les produits de la mer.

 

 

 

Une employée de marée tient un homard

Les chiffres clés

50 % de la pêche fraîche française est débarquée en Bretagne. 

On compte 10 000 emplois en région dont près de 5 000 marins : 3865 travaillent dans le secteur de la pêche et près de 1 200 en conchyliculture. Outre les activités conchylicoles liées au conditionnement et à la préparation des ventes, l'autre moitié des emplois inclut également la pisciculture, le mareyage et la poissonnerie.


La pêche bretonne c'est aussi 1 140 navires et 13 criées.
 

  • 10 K

    emplois

  • 1 140

    navires

  • 13

    criées

  • 50 %

    de la pêche française débarquée

Vos questions

Les métiers de la pêche et de l’aquaculture demandent de la disponibilité. En conchyliculture, les horaires dépendent des marées et le travail est intense à l'approche des fêtes de fin d'année. En poissonnerie comme en mareyage, on se lève tôt pour s’approvisionner en poisson frais, et les commerces de détail ouvrent le samedi. 

Côté pêche, partir en mer plusieurs jours est souvent la norme. La durée de pêche est variable : de quelques heures au large, pour la petite pêche, à plus de 20 jours pour la grande pêche, même si des aménagements existent. Les rotations d’équipages permettent de prendre des jours de repos après plusieurs jours passés en mer.  

Il y en a pour tous les goûts ! CAP pour embarquer ou préparer le poisson, Bac Pro pour réparer les équipements des navires, BTSA ou licence pro pour diriger son entreprise aquacole. 

On trouve des formations accessibles après la 3e ou après le bac, y compris en apprentissage. Une fois le diplôme acquis, l’exercice de certaines fonctions, notamment de capitaine, est possible en validant un temps de navigation minimum, ce qui offre des possibilités d’évolution professionnelle. 

Epuisement des ressources, concurrence étrangère, conséquences du Brexit… La pêche et l’aquaculture offrent-elles encore des perspectives d’emploi ? Et bien oui ! D’une part, pour compenser les départs en retraite, on aura besoin dans les années à venir de marins qualifiés, de patron.nes de pêche, de responsables en mécanique, de chef.fes d’entreprise aquacole... D’autre part, des pans du secteur sont amenés à se développer comme la culture des algues. Enfin, le regain pour les commerces de proximité offre également des perspectives dans la vente des produits de la pêche et de l’aquaculture.   

Un site internet, Breizhmer, permet d'accéder aux offres d'emploi du secteur.

Sur le pont ou en salle des machines, être marin ne s’improvise pas. La profession est très réglementée avec une filière de formation professionnelle spécifique. Elle est accessible à tous les niveaux de formation avec une expérience en mer indispensable. Concernant les métiers embarqués, des temps de navigation sont nécessaires pour obtenir un brevet. D’autres modules de formation (sécurité, incendie …) et le passage de visites médicales (avec les services de santé des ‘Gens de mer’) sont également obligatoires.

La proportion de femmes diffère selon les métiers. Elles sont nombreuses en poissonnerie mais peu représentées dans les métiers de la pêche. Or toutes les formations et tous les métiers de la filière leur sont accessibles, y compris les métiers embarqués. Écouter le témoignage de Scarlette Le Corre, 1re femme marin pêcheur de France et algocultrice 

Un tracteur roule au milieu des bouchots de moules

Des métiers qui s'exercent au rythme des marées

Une filière engagée dans le respect de l’environnement

La filière doit s’adapter aux enjeux de préservation de la ressource, de qualité des eaux et du littoral. De nombreuses recherches sont ainsi en cours dans la pisciculture pour réutiliser l’eau et en améliorer la qualité.

Les pratiques de pêche plus durable se développent : la mise à l’eau des casiers se fait aujourd’hui sans ajouter de poids supplémentaire, préservant davantage les fonds marins. L’obligation de déclarer les captures accidentelles de mammifères marins est une étape supplémentaire dans la sensibilisation à la pêche durable.

Les innovations technologiques contribuent également au développement d’une activité plus respectueuse de son environnement. L’Ifremer travaille par exemple sur des chaluts intelligents permettant aux pêcheurs de capturer uniquement ce qu’ils recherchent tout en améliorant la connaissance de l’environnement marin. 
Certains bateaux bénéficient désormais de propulsion hybride (électrique et diesel) ou de panneaux solaires, à l’exemple des navires écoles des lycées maritimes d’Étel ou de Paimpol. 
On expérimente également l’adaptation de navires à voile pour en faire des navires destinés à la pêche.  

A noter aussi la collecte et le recyclage des coquilles Saint-Jacques en baie de St-Brieuc qui broyées, sont utilisées en agriculture pour rectifier l’acidité des sols.  


 

Coquilles Saint-Jacques ouvertes

Les perspectives de développement


La France est aujourd’hui classée 7e pays au rang des producteurs d’algues. Avec une quinzaine d’espèces d’algues comestibles cultivées en Bretagne, le marché de l’algoculture offre des opportunités. Des expérimentations sont en cours, comme la culture d’algues sur cordes dans les Côtes d’Armor.

Autres perspectives : les nouvelles exigences des consommateurs, qui impliquent de favoriser les circuits courts, miser sur la qualité des produits et développer l’e-commerce. Un défi pour commercialiser des produits frais tels que les poissons et coquillages.

Algues sur un rocher

Les innovations technologiques qui améliorent les conditions de travail

Les nouvelles technologies vont amener les navires à se transformer. Les systèmes de pilotage électroniques et numériques apportent une technicité supplémentaire au métier de marin. Les bateaux sont de plus en plus modernes, ce qui facilite les conditions de vie à bord. En aquaculture, les grues hydrauliques, les navires amphibies ou encore le calibrage informatisé facilitent déjà le travail. 

Une mytilicultrice utilise une grue de levage
La côte de l'île d'Hoedic

Des enjeux de préservation de la ressource, 
de qualité des eaux et du littoral

Les formations en Bretagne

Des exemples de formations accessibles après la 3e

Une offre de formations riche en Bretagne

Sur les 12 lycées professionnels maritimes français, 4 sont sur le territoire breton à Etel, Le Guilvinec, Paimpol et Saint-Malo. On compte aussi le Centre européen de formation continue maritime à Concarneau, l’école nationale supérieure maritime (site de Saint-Malo), le lycée Brehoulou de Fouesnant ou encore le CFA de la ville de Lorient.

Des dispositifs pour découvrir les métiers de la mer

Le BIMer 
Proposé aux collégiens et lycéens curieux de découvrir le domaine de la mer, le BIMer permet de suivre pendant un an des cours de culture maritime et d'obtenir un diplôme. Il permet également de rencontrer des professionnels et parfois, de vivre une première sortie en mer. La durée minimale de formation est de 40 heures à laquelle peut s’ajouter un temps consacré à des expérimentations ou du temps d’observation en milieu professionnel. Voir notre article.

Les marées découvertes
Les « marées découvertes » s’adressent aux personnes souhaitant découvrir le métier de marin : élèves scolarisés, jeunes inscrits dans un dispositif d’orientation ou d’insertion ou encore demandeurs d’emploi, quel que soit leur âge. Elles leur permettent d’embarquer sur un navire pour une durée de 96 heures maximum. Plus d’infos auprès des lycées maritimes, des délégations Mer et Littoral (DML), des comités départementaux/régionaux des pêches, Cap Avenir et la Touline. 

Sources et ressources

Quelques sites :

Des exemples de ressources audiovisuelles pour l’enseignant :

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