Les travaux publics sont un acteur clé de l’aménagement du territoire 

Construction de routes ou de pistes cyclables, installation d’éclairage public, acheminement de l’eau potable, du gaz, de l’électricité ou encore du haut débit… Ils construisent et entretiennent des ouvrages indispensables à notre cadre de vie.
Le secteur compte plus de 14 000 salarié·es en Bretagne et offre une diversité de postes en construction sur le chantier mais aussi dans l’encadrement, les études techniques ou encore le développement commercial.

Une cheffe de chantier discute avec un conducteur de travaux sur un chantier

Les chiffres clés

 

Le secteur compte 14 020 salarié·es en Bretagne à la fin de l'année 2022, avec une moyenne de 13 salarié·es par entreprise.


50 % du chiffre d’affaires du secteur provient de la commande publique (Etat, collectivités locales, entreprises publiques). 


Les travaux de terrassements représentent l'activité la plus importante du secteur. 33 % des salarié·es sont ainsi employé·es dans une entreprise de travaux de terrassement.

 

 

  • 14K

    salarié·es en Bretagne

  • 13

    salarié·es en moyenne par entreprise

  • 50 %

    du chiffre d’affaires provient de la commande publique

  • 33 %

    des salarié·es dans une entreprise de terrassement

Vos questions

Les entreprises de travaux publics construisent et entretiennent des ouvrages qui nous apportent l’eau, le gaz, l’électricité, le haut débit… Elles réalisent les routes, les pistes cyclables, les lignes de TGV, les aménagements portuaires…

On distingue 10 grandes spécialités : 

  • les aménagements urbains, c’est-à-dire la réalisation de voies piétonnes, de parcs, de stades…
  • la construction de routes 
  • le terrassement
  • l’eau et les fluides : la réalisation des réseaux de transport d’eau, de gaz, de chaleur, la construction de stations de captage, de pompage, les ouvrages traitement des eaux usées…
  • les travaux électriques : la réalisation des réseaux électriques, des installations électriques industrielles
  • les voies ferrées
  • le génie civil : la construction de ponts, barrages, centrales nucléaires…
  • les fondations spéciales : la réalisation d’ouvrages de fondations profondes, de soutènement, les systèmes de renforcement de sols
  • les travaux sous-terrain : la construction de tunnels
  • les travaux maritimes et fluviaux : l’aménagement et l’entretien des ports, des canaux, des plans d’eau…

De février 2024 à février 2025, France Travail a recensé 1 160 offres d'emploi dans les travaux publics en Bretagne. 
Plus de la moitié des postes proposés par le secteur sont des postes durables (c’est-à-dire des CDI ou des CDD supérieurs à 6 mois), et qui acceptent des débutants.  

Entre 2021 et 2026, on estime à 2 715 les besoins en nouveaux emplois dans la région, notamment sur les métiers de constructeur·trice de réseaux et canalisations, conducteur·trice d’engins, constructeur·trice de route ou encore monteur·euse en réseaux. Les recrutements à venir devraient également concerner les postes en encadrement de chantier.

Le secteur offre une grande diversité de métiers en production, encadrement de chantier, études techniques ou encore développement commercial. Les formations pour y accéder couvrent tous les niveaux de qualification, du CAP au diplôme d’ingénieur. 

Si les postes en production restent les plus nombreux (61 % des salarié·es fin 2022 en Bretagne), les entreprises semblent vouloir intensifier leurs recrutements de jeunes diplômé·es de l’enseignement supérieur. Au niveau national, 61% des entreprises interrogées se disent ainsi prêtes à recruter un ou une jeune diplômé·e dans les prochaines années, très majoritairement sur des fonctions d’encadrement de chantier. 

Quels que soient le niveau de diplôme et la spécialité de départ, le secteur offre également des possibilités d’évoluer aux professionnel·les motivé·es : passer par exemple d’un poste d’ouvrier ou d’ouvrière à un poste de chef·fe d’équipe puis chef·fe de chantier, ou créer sa propre entreprise après avoir acquis de l’expérience... Outre les savoir-faire techniques, l’autonomie, le travail d’équipe, la prise de décisions ou les capacités d’adaptation sont alors des compétences importantes pour progresser. 

Tous les métiers du secteur sont ouverts à toutes et à tous. De nombreuses activités s’exercent en extérieur et nécessitent une bonne condition physique. Elles demandent également d’être mobile car les professionnel·les se déplacent sur des chantiers parfois éloignés de leur domicile. 

Pour compenser ces contraintes, le secteur a mis en place diverses solutions : indemnités journalières de déplacement, prise en charge des frais de repas, arrêt du travail en cas d’intempéries… 

Des innovations technologiques viennent également améliorer les conditions de travail sur les chantiers. Dans certaines entreprises, des drones facilitent la prise de mesures ou l’inspection d’ouvrages difficilement accessibles. Les engins de chantier équipés de joysticks et de capteurs intégrés deviennent également plus maniables et précis. « Il y a de plus en plus de pinces et de câbles pour porter au maximum les charges, complète Élyse Brouillon, conductrice de travaux dans une entreprise de terrassement à Bourgbarré. Les engins sont plus maniables qu’avant, ils peuvent aller au plus près des maisons ce qui permet de réduire le travail à la main. ». Lire le témoignage d’Élyse
 

Un homme et une femme discutent à une table devant un plan

Des possibilités d'évoluer quels que soient le niveau de diplôme et la spécialité de départ

L’évolution des activités et des techniques

Face au changement climatique et à la raréfaction des ressources, le secteur doit s’adapter. Il s’est ainsi engagé à réduire de 40 % ses émissions carbone d’ici 2030. Différents leviers d’action ont été définis pour décarboner les activités, faisant évoluer les pratiques et les techniques utilisées par les professionnel·les. 

Le recyclage des déchets de chantier se développe. Terres, cailloux, enrobés… sont ainsi réutilisés dans la fabrication de nouvelles routes, ponts ou infrastructures. On favorise désormais le réemploi des ressources comme les terres excavées directement sur les chantiers. 
Des innovations voient le jour concernant les matériaux utilisés. Elles portent par exemple sur des formulations de matériaux émettant moins de gaz à effet de serre comme des bétons ou des bitumes fabriqués à partir de granulats recyclés. 

Des recherches portent également sur la durabilité des bétons. On parle ainsi d’ « approche performantielle ». Celle-ci consiste à optimiser la formulation du béton en prenant en compte la durée de vie attendue de l’ouvrage et l’environnement auquel il est soumis. Objectif : faire des économies de matières premières et diminuer l’impact carbone des composants en adaptant leurs dosages en fonction des exigences de l’ouvrage.

Enfin, autre levier étudié : le carburant consommé par les entreprises, que ce soit lors de l’acheminement des matériaux ou de la conduite sur les chantiers. Le secteur souhaite par exemple accroître les transports fluviaux et ferrés de matériaux, augmenter l’usage des carburants alternatifs (biocarburants de synthèse et GTL, hydrogène…) et des véhicules électriques ou encore développer les formations à l’éco-conduite des engins. 

Deux professionnel·les discutent sur un chantier de terrassement

Le développement de certains types d’ouvrages

Cette nécessité de réduire les émissions de CO2 devrait également avoir des conséquences sur le type d’ouvrages commandés aux entreprises de travaux publics. 

Le développement de modes de transports alternatifs à la voiture va ainsi nécessiter la construction d’infrastructures adaptées : pistes et aménagements cyclables, voies de bus et lignes de tramways, liaisons ferroviaires nouvelles ou modernisées…

Autre défi à relever dans les années à venir : la préservation de l’eau. Épisodes de sécheresse et raréfaction de la ressource impliqueront des interventions sur les équipements existants. Des travaux d’entretien sur les réseaux d’eau potable pour limiter les fuites par exemple, ou sur les réseaux d’assainissement et les stations d’épuration pour améliorer le traitement des eaux usées. 

La renaturation des cours d’eau pourrait également répondre à certaines problématiques de qualité de l’eau. Elle suppose divers types de travaux comme la remise d’un cours d’eau dans son lit naturel, la restauration de berges, la démolition ou l’aménagement d’ouvrages existants. 

D’autres ouvrages devraient enfin se développer pour accompagner la transition écologique : infrastructures de recharge pour les véhicules électriques ou à hydrogène, nouveaux réseaux de transport d’électricité pour accueillir la production d’électricité renouvelable... 

Un professionnel marche au bord de rails

Des chantiers plus connectés

Les nouvelles technologies devraient venir modifier les manières de travailler dans les entreprises. Depuis quelques années, l’arrivée du BIM, le Building Information Modeling, facilite la collaboration entre les professionnel·les. Cette maquette numérique de l’ouvrage, partagée par les différents intervenants, permet d’échanger des informations en direct, de suivre l’évolution d’un chantier, et de mieux se coordonner à toutes les étapes du projet.   

En parallèle, de nouveaux équipements utilisant la réalité augmentée apparaissent comme les tablettes, lunettes ou casques. Sur le chantier, ils permettront de visualiser le futur ouvrage en 3D dans son environnement. 

Les engins de chantier évoluent également. Des capteurs intégrés sur les matériels viennent déjà assister la conduite pour creuser des tranchées avec une profondeur ou un angle précis, par exemple, ou conduire en ligne droite pour réaliser un trottoir. 

Les technologies de guidage devraient à l’avenir utiliser de plus en plus les données des maquettes numériques (dimensions, topographie du chantier…). Elles assisteront en temps réel la conduite des engins en signalant les profondeurs à terrasser, par exemple, ou en alertant sur la présence de réseaux ou d’obstacles enterrés… Elles devraient également permettre le développement du téléguidage d’engins à distance dans les zones difficiles.

Une cheffe de chantier regarde une tablette
Des professionnels en vêtement de sécurité inspectent le tablier d'un pont

Le secteur s'engage à réduire de 40 % ses émissions carbone d’ici 2030

Sources et ressources

Pour les enseignants


 

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