Portrait Formation
Marie-Cindy Revault
Un nouveau diplôme grâce au contrat de professionnalisation
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© Région Bretagne
Il y a des parcours qui demandent plus de persévérance que d’autres. A 47 ans, Marie-Cindy Revault prépare un bachelor Responsable du développement commercial en alternance au pôle formation de la CCI de Saint-Brieuc. Quand elle n’est pas à l’école, elle travaille au Crédit agricole de Merdrignac (22) en contrat de professionnalisation. « Il faut vraiment s'adapter parce qu’on apprend tout en même temps », explique-t-elle. Son rythme de formation, c’est une semaine à l’école pour deux semaines en entreprise.
Arrivée de l’Ile Maurice en 2017
Habitante de l’Île Maurice, Marie-Cindy Revault arrive en France avec son mari en 2017. Problème, elle a fait la majeure partie de son cursus scolaire en anglais et son diplôme est assez méconnu. Elle est titulaire d’un Higher school certificate de l’université de Cambridge, certificat qui vient clôturer le cursus des études secondaires, avec une spécialisation en comptabilité, commerce et économie. « Personne ne comprenait vraiment trop à quoi ça correspondait. On me disait que c’était bien d’être bilingue mais à part travailler dans l’export, il n’y avait pas de débouchés », dit-t-elle.
Après un congé maternité, elle démarre une nouvelle vie professionnelle en tant qu’employée polyvalente à l’école primaire de sa commune en plus de missions le week-end à la Protection civile.
Remise à niveau au Greta
Pour pouvoir se relancer dans un cursus en France, elle réalise une remise à niveau au Greta (ajouter définition dans glossaire) durant 6 mois. « Nous révisions les maths, le français et l’informatique mais on apprenait aussi à apprendre », raconte-t-elle. Sa remise à niveau lui permet d’intégrer un BTS Gestion de la PME au lycée Rabelais de Saint-Brieuc.
« Quand j'ai obtenu mon diplôme je me suis dit : pourquoi ne pas continuer ? Mais je ne connaissais pas bien le système éducatif français. » Elle multiplie les candidatures pour entrer en bachelor sans succès. « J'ai dû envoyer 300 demandes, j'ai postulé quasiment partout ! J'ai compris après coup qu'il fallait faire les demandes plus tôt », explique-t-elle.
Début du bachelor et contrat de pro
A défaut de formation, elle devient assistante export - administration des ventes pour le groupe agricole Le Gouessant. Ce qui devait être un remplacement de 2 mois se transforme en CDD de 7 mois avec à la clé une proposition de CDI.
« Je n’ai pas accepté parce que j'avais toujours en tête de continuer les études. J'ai recommencé à postuler mais plus tôt dans l’année », raconte-t-elle.
Cette fois, c’est la bonne ! Elle signe un contrat de professionnalisation avec le Crédit agricole pour une durée d’un an. « Quand on cherche à signer un contrat de pro, c'est toujours compliqué. Me recruter, ça veut dire que le salaire minimum, c'est le SMIC donc ce n’est pas forcément ce qui est le plus rentable pour les entreprises, comparé à un contrat d’apprentissage », explique Marie-Cindy.
Malgré les difficultés, elle se réjouit d’avoir pu recommencer des études à l’âge adulte. « Après mon emménagement en France et mon congé maternité, c'était important pour moi de reprendre une formation pour comprendre le monde du travail français et me remettre à niveau. Le marché du travail bouge tellement qu’on a besoin de s'adapter, de comprendre et de savoir comment utiliser ses nouveaux outils. »