Etre au service des autres...

 

C’est le point commun des métiers de l’aide et de l’accompagnement à domicile. Ces indispensables professionnel·le·s permettent aux personnes âgées, en situation de handicap ou confrontées à la maladie de rester vivre chez elles dans de bonnes conditions.

La relation humaine est au cœur de leur activité. Sens du contact, capacité d’écoute et d’adaptation sont ainsi essentiels pour travailler dans le domaine. Sans oublier les compétences techniques propres à chaque métier.

Les postes à pourvoir sont nombreux dans le secteur et leur nombre devrait encore augmenter dans les années à venir tant les besoins sont importants.

Un professionnel aide une jeune homme handicapé à prendre son repas

Les chiffres clés

En Bretagne, entre 2019 et 2023, les projets de recrutement d’aides à domicile ont augmenté de 23 %. Cette tendance devrait se poursuivre sur le long terme. En 2040, 16 % de la population bretonne aura plus de 75 ans.

Le secteur compte 4 types d’employeurs : les associations, les collectivités territoriales, les entreprises de services aux personnes et les particuliers qui emploient à leur domicile des professionnel·les.

88 % des titulaires d'un diplôme d'accompagnant éducatif et social sont en emploi 12 mois après leur formation. 36 % d'entre eux gagnent entre 1 500 € et 1 749 € net par mois, 26 % gagnent plus de 1750 €. 

  • 90 %

    de CDI dans les associations

  • 1500€

    (à 1749€ net) pour 36 % des accompagnants éducatifs et sociaux débutants

  • 4

    types d'employeurs

  • +23 %

    de projets de recrutement

Un aide-soignant prend une tension à domicile

Intervenir au domicile ne se résume pas 
à faire le ménage

Vos questions

Le secteur est ouvert aux reconversions et avoir un diplôme n’est pas obligatoire pour exercer certains métiers du secteur. Mais intervenir au domicile d’une personne ne se résume pas à faire le ménage. Il faut faire preuve de compétences relationnelles mais aussi d’autonomie et de capacités d’adaptation pour intervenir dans des lieux de vie à chaque fois différents. De la même manière, discrétion et respect de l’intimité de la personne aidée sont essentiels pour exercer.

Chaque métier exige également des compétences techniques particulières : savoir effectuer une toilette pour l’accompagnant·e éducatif·ive et social·e, surveiller les paramètres vitaux (pression artérielle, température, rythme respiratoire…) pour l’aide-soignant·e... Etre titulaire d’un diplôme d’État est ainsi nécessaire pour effectuer certaines activités de soin.
Ceux qui commencent sans qualification se voient généralement proposer des formations pour se professionnaliser. De manière générale, tous les professionnels ont la possibilité de se former tout au long de leur carrière et d’évoluer s’ils le souhaitent vers d’autres emplois. On peut ainsi commencer par un poste d’employé·e à domicile avant d’évoluer vers le métier d’accompagnant·e éducatif·ive et social·e, ou par un poste de technicien·ne de l’intervention sociale et familiale avant de se diriger vers un poste de responsable de secteur…
Certaines passerelles existent d’ailleurs entre les formations. Il est possible dans certains cas d’avoir des allègements ou des dispenses de formation pour accéder à un diplôme de niveau supérieur. 

Une bonne condition physique est nécessaire pour intervenir à domicile, que ce soit pour entretenir un logement ou aider des personnes à se lever, marcher ou se laver. Il faut également savoir prendre du recul lorsqu’on est confronté à des situations de vie difficiles. 

Les métiers demandent également de la disponibilité. Les interventions à domicile se font parfois en horaires décalés : on peut commencer tôt le matin pour aider au lever des personnes ou finir tard pour le coucher, travailler certains week-ends et jours fériés, être mobile pour réaliser plusieurs interventions dans la même journée. Ces impératifs impliquent parfois de travailler à temps partiel. Les salariés des associations travaillent ainsi en moyenne 27h par semaine.

Face à ces contraintes, les employeurs proposent certains aménagements et solutions : organisation de l’activité en équipes autonomes, travail 1 week-end sur 4 avec un jour de repos fixe avant et après, plannings réguliers, rémunération du temps passé entre 2 interventions… Certains mettent des voitures de service à disposition de leurs salariés ou indemnisent les déplacements. Des formations sont également proposées pour prévenir les risques d’usure professionnelle et améliorer la qualité de vie au travail.

Le site Prendre soin de France Travail donne des fourchettes de salaires pour les métiers du soin et de l'accompagnement social. Ainsi, un accompagnant éducatif et social gagne entre 1802€ et 2257€ brut par mois brut par mois (fourchette de salaire pour 80% des offres), un assistant de vie aux familles gagne entre 1 802€ et 2 038€ brut par mois brut par mois.

Les métiers de l’aide et de l’accompagnement à domicile recrutent. Les besoins en personnel ne cessent d’augmenter, notamment du fait du vieillissement de la population. Entre 2019 et 2023, les projets de recrutement sur le métier d’aide à domicile ont augmenté de 23 %. Dans son enquête sur les besoins en main-d’œuvre 2025, France Travail le place au 10e rang des métiers concentrant le plus de projets de recrutements en Bretagne. 

Et la tendance devrait encore s’accentuer dans les années à venir. Entre 2022 et 2040, on prévoit une augmentation de 235 000 personnes de plus de 75 ans en Bretagne, soit 11 700 personnes en plus chaque année. 

Les employeurs du secteur sont divers : associations, fonction publique (avec les CCAS, Centres communaux d’action sociale et les CIAS, Centres intercommunaux d’action sociale), entreprises de services aux personnes ou encore particuliers. Tous recherchent des candidats pour répondre aux besoins croissants de la population.  

Des emplois non délocalisables

Les emplois du secteur ne sont ni délocalisables, ni remplaçables par des machines. On aura toujours besoin de professionnels pour aider les personnes dépendantes et maintenir du lien social.

Le cœur de ces métiers restera le même. Si les nouvelles technologies pourront faciliter le quotidien des professionnels, la relation humaine sera toujours essentielle.

Une main soutient une main de personne âgée

Domotique et nouvelles technologies, une aide au quotidien

Fermeture automatique des volets, bracelets détecteurs de chutes, commande vocale des appareils, piluliers connectés… Les équipements domotiques, de plus en plus présents dans les logements, devraient permettre aux personnes dépendantes de rester plus longtemps à domicile

Les nouvelles technologies facilitent également le quotidien des professionnel·le·s. Les cahiers de liaisons numériques, les applications de plannings sur smartphones professionnels qui apportent les informations utiles sur chaque intervention permettent désormais une organisation plus fluide des activités. 

Un accompagnant éducatif et social utilise une console numérique

Vers davantage d’autonomie pour les professionnels

Plus que l’apport de nouvelles technologies, les évolutions pourraient concerner davantage les modes d’organisation. Pour éviter le turn over de ses salariés, le secteur se penche sur le bien-être au travail et expérimente de nouvelles formes de management ou d’organisation.

Accorder plus d’autonomie dans le travail, laisser les équipes s’organiser elles-mêmes et gérer leurs plannings... Ces réflexions sont plus ou moins avancées selon les structures mais répondent aux souhaits des salariés d’avoir davantage de souplesse dans leur quotidien. 

Une personne remplit son agenda

Des équipes pluridisciplinaires

Le secteur des services à domicile se restructure avec la création de Services Autonomie à Domicile (SAD). Leur mise en place permet notamment de diminuer la solitude des intervenants à domicile en favorisant les interventions conjointes et les temps d’échanges.
Infirmiers, aides-soignants, accompagnants éducatifs et sociaux… se coordonnent ainsi désormaisvpour accompagner de manière globale les besoins des personnes âgées ou en situation de handicap. Avantage pour les professionnels : plus de travail en équipe et d’interactions avec d’autres métiers. 

Des professionnel·les discutent autour d'une table
Un accompagnant éducatif et social aide une personne handicapée à mettre sa chaussure

La relation humaine 
sera toujours 
essentielle

Les formations en Bretagne

Des exemples de formations accessibles après la 3e

Des aides de la Région pour financer votre formation

La Région finance chaque année des parcours en formation initiale ou continue. Elle attribue également plus des bourses d’études, sous conditions de ressources, pour permettre aux étudiant·e·s de suivre leur formation dans les meilleures conditions. De nombreux diplômes d’État sont concernés : aide-soignant∙e, infirmier∙ère, éducateur∙rice spécialisé∙e, assistant∙e de service social, éducateur∙rice de jeunes enfants… Pour en savoir plus : le site de la Région Bretagne.

Certains diplômes d’État ne nécessitent aucun diplôme pour entrer en formation mais ont certaines modalités de sélection : 

Avant d'y postuler, il est préférable d’acquérir de l'expérience dans une 1re formation du secteur.
Il existe également des sessions préparatoires pour remettre à niveau ses connaissances avant d’intégrer ces formations. Le dispositif PRÉPA Clés, financé par la Région Bretagne, permet ainsi d’acquérir les prérequis nécessaires pour suivre ensuite une formation dans de bonnes conditions et sécuriser son parcours. Pour en savoir plus, consultez le site de la Région Bretagne

Des exemples de titres et certificats accessibles en formation continue 

Sources et ressources

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