Attaché/e d'administration de l'état
Métiers associés : Adjoint/e administratif/ve, Rédacteur/trice territorial/e, Secrétaire administratif/ve
-
Niveau d'étude
Niveau Licence, Licence Pro
-
Statut
fonctionnaire
-
Secteur d'activité
Le métier en détail
Un poste stratégique
L'attaché ou l'attachée d'administration de l'État participe à la conception, à l'élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques ministérielles ou interministérielles. Ses missions varient en fonction de son affectation : réalisation d'études, expertise, conseil, conduite de projet, animation de réseau, gestion ou encore élaboration de textes réglementaires.
Contextes et missions variés
Dans un établissement scolaire, il ou elle fera partie du corps des AASU (attachés d'administration scolaire et universitaire), chargés de l'intendance. Dans une commune de plus de 3 500 habitants, il ou elle peut être secrétaire général ou secrétaire générale de mairie. L'attaché ou l'attachée d'administration peut aussi choisir d'intégrer la FPH (fonction publique hospitalière) et diriger un bureau ou faire de la gestion, par exemple.
Selon les compétences
En fonction des compétences acquises, il ou elle peut s'orienter vers la gestion, la réglementation, le contentieux ou le contrôle. Il s'agit ainsi de vérifier, au niveau d'un service, d'une administration ou d'un établissement public la régularité des dépenses engagées, le budget, etc. Avec des compétences en informatique, l'attaché ou l'attachée peut devenir webmestre d'un site public ou administrer un réseau. Au ministère de la Culture, il ou elle peut, par exemple, être conservateur ou conservatrice du patrimoine.
Quelles compétences ?
Connaissances en droit et économie
Outre une bonne culture générale, l'attaché ou l'attachée d'administration de l'État possède de solides connaissances en droit, en économie ou encore en sciences politiques, en vue d'analyser, d'interpréter et de synthétiser des informations très diverses (textes officiels ou réglementaires, données pratiques ou chiffrées, discours de différents partenaires professionnels). Il faut aussi être adaptable et faire preuve de polyvalence dans ce poste.
Écoute et négociation
Il ou elle doit faire preuve d'un certain sens de l'écoute, se montrer diplomate et savoir négocier. En tant que cadre responsable d'un service, il lui faut aussi savoir manager des équipes, les motiver, les encadrer, gérer leur formation, etc. Bien qu'autonome, l'attaché ou l'attachée sait travailler en équipe.
Sens de l'initiative bienvenu
Représentant l'État, l'attaché ou l'attachée d'administration doit être à l'aise à l'oral comme à l'écrit, afin de valoriser et défendre les missions et projets qui lui sont confiés. Faisant preuve de réactivité, il ou elle sait être force de proposition et respecter sa mission de service public.
Quelles formations ?
Pour devenir attaché/e d'administration, il faut réussir un concours de la fonction publique ou le concours d'accès aux ISP (instituts du service public), principal mode de recrutement des attachés d'administration de l'État. Après réussite au concours, les futurs attachés sont répartis entre les différents ISP (à Bastia, Lille, Lyon, Metz ou Nantes) en fonction de leurs voeux et du nombre de places dans chaque institut. Les fonctionnaires stagiaires suivent ensuite une formation rémunérée (1 an) à la fois interministérielle et professionnelle, avant d'être affectés à leur premier poste.
Niveau bac + 3
Concours d'accès aux ISP ou concours de la fonction publique
Les évolutions possibles
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1944 euros brut par mois, hors primes
Intégrer le marché du travail
Une évolution graduelle
Appartenant à un corps interministériel, l'attaché ou l'attachée d'administration de l'État peut évoluer au grade d'attaché principal et devenir, par exemple, directeur ou directrice de cabinet de préfecture, conseiller ou conseillère d'administration scolaire et universitaire, administrateur civil ou administratrice civile, sous-préfet ou sous-préfète, conseiller ou conseillère de tribunal administratif. Les échelons se gravissent l'un après l'autre, le plus souvent par ancienneté, par promotion interne ou concours.
Avec de la mobilité
Ainsi, après 4 ans, les attachés peuvent préparer le concours d'entrée à l'INSP (Institut national du service public) qui a remplacé l'ENA (École nationale d'administration) depuis 2022 et qui forme les hauts fonctionnaires de l'État au sein du corps des administrateurs de l'État. Changer de poste implique, alors, souvent, d'accepter une mobilité géographique.