Technicien/ne prototypiste en agroéquipement

Le métier en détail

Tout ou partie d'une machine

À partir des plans fournis par les ingénieurs et ingénieures recherche et développement (R&D) et du cahier des charges du service marketing, le technicien ou la technicienne prototypiste en agroéquipement réalise concrètement la pièce, la nouvelle fonctionnalité ou l'objet, imaginé sur le papier par ses collègues. Une enveloppe budgétaire est mise à sa disposition pour essayer différentes options, tester plusieurs matériaux ou variantes, et réaliser son objet.

De l'ordinateur à l'atelier

Une fois la conception de base réalisée sur ordinateur ou sur sa planche à dessin, le technicien ou la technicienne passe à l'atelier pour la fabrication de son prototype, qu'il s'agit d'ajuster au fur et à mesure, souvent en collaboration avec ses collègues de R&D. Il ou elle commande les pièces techniques qui ne sont pas fabriquées par ses soins.

Jusqu'à la production en série

En général, son prototype est testé par des personnes extérieures. Le ou la prototypiste en agroéquipement suit de près ces essais et analyse les commentaires, pour améliorer son travail. Il ou elle fait ensuite le lien avec l'industrialisation en travaillant étroitement avec les services méthodes et production pour expliquer comment son prototype a été construit, les difficultés rencontrées, etc. Pour se faire, il lui faut rédiger des rapports avec toutes les spécificités de son produit afin que celui-ci puisse être adapté à l'échelle industrielle.

Quelles compétences ?

Maîtrise technique

Le technicien ou la technicienne prototypiste en agroéquipement doit maîtriser une ou plusieurs spécialités techniques selon les produits (électronique, mécanique générale, hydraulique, etc.) et avoir le sens pratique. De manière générale, il faut aimer comprendre le fonctionnement des choses, s'intéresser à la façon dont elles sont fabriquées pour pouvoir trouver de nouvelles solutions. Les touche-à-tout, curieux et curieuses, notamment de nouvelles technologies, sont privilégiés. La connaissance du secteur d'activité est également souhaitée.

Sociable et anglophone si possible

Il faut aussi savoir bien communiquer pour expliquer clairement ce qu'on souhaite lorsque, par exemple, il s'agit de commander une pièce ou de demander une rallonge de budget. L'écrit ne doit pas rebuter, car il faut rédiger des rapports et noter les spécificités du prototype. La maîtrise de l'anglais est de plus en plus exigée, notamment dans les entreprises internationales.

Autonomie et inventivité

Bien que travaillant en collaboration avec de nombreux professionnels de différents services, le ou la prototypiste doit être autonome et faire preuve d'organisation. L'inventivité lui permet d'innover pour trouver des solutions et contourner des obstacles.

Quelles formations ?

Le métier est accessible avec un diplôme de niveau bac + 2 et, en général, quelques années d'expérience, par exemple en maintenance ou service après-vente. Dans certains cas, le bac professionnel et l'expérience peuvent suffire.

Niveau bac

Bac pro maintenance des matériels, option A matériels agricoles ; agroéquipement

Niveau bac + 2

BTS techniques et services en matériels agricoles (TSMA) ; BTS du secteur de la mécanique, de l'électronique, de la maintenance...

BTSA génie des équipements agricoles (GDEA)

Les évolutions possibles

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction du lieu d'exercice et du type d'entreprise

Intégrer le marché du travail

Une profession recherchée

Le technicien ou la technicienne prototypiste en agroéquipement exerce en bureaux d'études chez les constructeurs d'équipements agricoles. L'exercice comme indépendant est aussi possible. Ses compétences techniques et son expérience sont recherchées. C'est pour cela que ce poste n'est pas accessible aux débutants et débutantes. Cependant, la demande est constante, car les profils maîtrisant une ou plusieurs spécialités techniques (hydraulique, électrique, mécanique, etc.), faisant preuve de créativité, de méthode, et sachant travailler en équipe, sont plutôt rares.

Des évolutions variées

La construction de prototypes est une bonne école et les possibilités d'évolution sont variées. Après quelques années, il est possible de travailler en bureau d'études, au service méthodes ou à la production. S'orienter vers un service après-vente est une autre possibilité.

Nos portraits et témoignages

  • Bertille Hinge

    Fleuriste éco-responsable

    Portrait de Bertille Hinge devant un mur bleu
  • Camille Lelandais

    Vendeuse de souvenirs made in France 

    Portrait de Camille Lelandais devant des arbres
  • Inès Dos Anjos

    Hackeuse éthique

    Portrait de Inès Dos Anjos, hacker éthique
  • Sandrine Thuillier

    Professeure des universités en mécanique

    Portrait de Sandrine Thuillier
  • Amélie Lurton

    Ingénieure conception & développement

    Portrait d'Amélie Lurton
  • Inès Dos Anjos

    Hackeuse éthique

    Portrait de Inès Dos Anjos, hacker éthique
  • Serwan Cravic

    Expert IA et données

    Portrait de Serwan Cravic, experts IA et données chez Conjecto
  • Catherine Bruneau

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    Portrait de Catherine Bruneau, éducatrice sportive
  • Mélanie Roulet

    Cheffe de projet énergies marines renouvelables

    portrait de Mélanie Roulet, Cheffe de projet énergies marines renouvelables
  • Caroline Gros

    Conseillère conjugale, psychopraticienne et non-voyante

    Portrait de Caroline Gros, conseillère conjugale, psychopraticienne et non-voyante
  • Hall de réception d'un hôpital
  • Mathieu

    Architecte solution

    Mathieu dans les bureaux de Naval Group.
  • Orlane Dréau

    Chargée de développement touristique

    Orlane Dréau, devant le bâtiment de son lieu de travail.
  • Sylvain Labiche

    Chargé de mission énergies renouvelables

    Sylvain Labiche à son travail.
  • Lore Le Pabic

    Data scientist

    Portrait de Lore Le Pabic, data scientist
  • Hakim

    Agent de sûreté à la SNCF

    Hakim, agent de sûreté à la SNCF, dans la gare de Rennes
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