Sous-officier/ère de l'armée de terre

Le métier en détail

Un métier de spécialiste

Le sous-officier ou la sous-officière de l'armée de terre assume des responsabilités dans la spécialité qu'il a choisie lors de sa formation : infanterie, chars de combat, artillerie, forces spéciales), maintenance, logistique et transport, administration et services, informatique et télécoms, santé etc. Dans tous les cas, il ou elle instruit les militaires du rang avec le sens du commandement.

Au combat

Au sein d'un corps de combat, le sous-officier ou la sous-officière dirige ses troupes lors des interventions militaires et des entraînements. Par exemple, le chef ou la cheffe de char dirige l'action des pilotes et des tireurs au sein des blindés, le chef ou la cheffe de pièce d'artillerie encadre 3 à 8 soldats lors des manœuvres et des tirs (de canons, de missiles, de lance-roquettes).

ou à l'appui

Les sous-officiers et sous-officières peuvent aussi opter pour un métier technique ou administratif. Par exemple, le chef ou la cheffe de groupe approvisionnement supervise les livraisons de nourriture. Le chef ou la cheffe de groupe mécaniciens véhicules encadre une équipe chargée de l'entretien des blindés et des camions de l'armée. Le ou la cheffe de groupe restauration gère le mess et anime toute une équipe de cuisiniers et cuisinières, serveurs et serveuses, agents et agentes polyvalents.

Quelles compétences ?

Savoir diriger

Le sous-officier ou la sous-officière joue un rôle clé dans l'armée de terre. Chargé d'encadrer les militaires du rang, il ou elle les forme techniquement, leur transmet l'esprit d'équipe et le sens de la discipline. À ses débuts, un jeune sergent ou une jeune sergente est capable de diriger une dizaine de militaires. Avec le grade d'adjudant, il ou elle peut encadrer une trentaine de soldats. En contact direct et permanent avec ses soldats, le sous-officier ou la sous-officière doit avant tout susciter l'adhésion à son type de commandement. Des compétences techniques, alliées à un certain charisme, lui sont donc indispensables pour asseoir sa légitimité. Il faut aussi porter attention au moral de ses troupes, être volontaire, savoir réagir vite et faire preuve de bonnes facultés d'adaptation.

Avoir le sens du devoir

Avec un sens des responsabilités développé, le sous-officier ou la sous-officière partage les grandes valeurs de l'armée : engagement moral, sens du devoir, notion de mérite, sans oublier un goût certain pour l'ordre et la discipline.

Sans oublier le sport

Une excellente forme physique est de mise. Il est indispensable de s'entraîner en permanence, afin d'être physiquement apte au combat.

Quelles formations ?

Les futurs sous-officiers de l'armée de terre, de nationalité française, doivent être âgés de 17,5 ans et demi à 29 ans au plus, être bacheliers et réussir des épreuves de sélection. Ensuite, ils intègrent l'Ensoa (École nationale des sous-officiers d'active) de Saint-Maixent pour y suivre une première formation (8 mois) à la fois militaire et généraliste. Puis, les recrues rejoignent une école de spécialité pour 3 à 18 mois de formation selon la spécialité choisie (administrations et services, maintenance, renseignement, génie de combat et BTP, sécurité et prévention, restauartion, santé, sport).

À noter : l'EMPT (École militaire préparatoire technique) de Bourges accueille des jeunes dès l'âge de 16 ans pour préparer un bac professionnel ou technologique et intégrer l'armée de terre en tant que sous-officier sous contrat à l'issue de la scolarité. Y sont préparés les bacs professionnels maintenance aéronautique ; maintenance des véhicules option B véhicules de transport routier ; cybersécurité, informayique et réseaux, électronique ; ainsi que le bac technologique sciences et technologie de l'industrie et du développement durable (STISD), option systèmes d'information et numérique ou énergies et environnement.

Un contrat de sous-officier de 9 ans est proposé à l'issue de la formation et de l'obtention du bac, permettant de rejoindre l'Ensoa (École nationale des sous-officiers d'active) de Saint-Maixent pendant 4 mois. Après une période de spécialisation, les futurs sous-officiers sont affectés en unité opérationnelle 3 à 4 ans après leur entrée à l'EMPT.

Niveau bac

Bac général, technologique ou professionnel

Les évolutions possibles

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1868 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Des origines diverses

Le corps de sous-officiers et sous-officières (de carrière et sous contrat) est constitué à 42 % de personnel recruté dans le civil et à 58 % de personnel recruté en interne, par la promotion (notamment parmi les engagés volontaires de l'armée de terre). Des concours internes permettent en effet aux hommes et femmes militaires du rang d'accéder à ces fonctions.

Promotion interne

Après la formation, les sous-officiers et sous-officières signent un premier contrat encadrement de 5 ans renouvelable et débutent au grade de sergent. Si les conditions requises d'ancienneté et de compétences sont remplies, il est possible, par la suite, de gravir les échelons et devenir sous-officiers  et sous-officières de carrière (sergente-cheffe, adjudant, adjudante-cheffe, major) par la voie des concours internes. Certains et certaines peuvent même accéder aux grades d'officiers et d'officières (c'est le cas pour plus de la moitié). Les mutations interviennent en moyenne tous les 6 à 10 ans.

Reconversion

Tout au long de leur engagement, ils ou elles se perfectionnent en suivant des formations complémentaires. À chaque niveau est délivré un diplôme professionnel, souvent reconnu dans le secteur civil. En fin de carrière, l'armée propose un ensemble d'aides afin de faciliter la reconversion professionnelle (accompagnement en entreprise, aide au reclassement).

Les chiffres clés de la famille de métiers en Bretagne : Personnel de la Défense

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