Portrait Reconversion
Christophe Le Bihan
De chauffeur poids-lourd à dépanneur en électroménager
Série de portraits: Ma reconversion
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© Tud Presse
« Un accident de parcours qui aura duré 20 ans. » Voilà comment Christophe Le Bihan, 46 ans, raconte, en souriant, son ancienne vie de chauffeur poids-lourd. « J’étais venu effectuer un remplacement de trois semaines, en 2003, du côté de Landerneau ! » Un « très très bon patron, une paie plutôt correcte et un boulot pas stressant » l’ont convaincu de rester.
Mais deux décennies plus tard, les perspectives d’évolution s’amenuisent. Le cœur n’y est plus. L’électricien de formation décide de se reconvertir.
« On sait ce qu’on perd, pas ce qu’on gagne. »
Sa compagne l’encourage : « Nous sommes ensemble depuis 2010 et je t’entends parler de reconversion depuis 2012 ! Alors, vas-y fonce ! » Christophe se justifie : « On sait ce qu’on perd, pas ce qu’on gagne. » Finalement, il se lance.
Un passage par Transitions pro Bretagne
Christophe épluche le site du Gref Bretagne et déniche le cursus adapté pour devenir réparateur électroménager. Il passe par Transitions Pro Bretagne pour obtenir le financement de sa formation à l’Afpa de Limoges, et le déclenchement de son Projet de transition professionnelle (PTP). Une étape importante.
La constitution de son dossier n’est pas simple mais il s’accroche. « Il faut prouver que le projet est réfléchi, que des offres d’emploi existent sur le marché. Il faut aller chercher l’information, remplir des questionnaires chez des pros, poser des questions sur le métier, aller en stage. »
Six mois de formation, à 600 km de chez lui
Les six mois de formation, à 600 km de chez lui, sont denses. La matière est vaste, le rythme soutenu. « Nous étions une super équipe, les plus doués prenaient en main les autres. » L'examen avait lieu un vendredi. Dès le lundi matin suivant, un employeur potentiel — représenté dans le jury — le contactait pour l’embaucher.
Aujourd’hui, Christophe est satisfait. « Ce métier de technicien de dépannage électroménager, c’est ce que j’aurais dû faire depuis le début. » Le travail ne manque pas. « Il y a très peu de techniciens sur le marché. Et grâce au bonus réparation mis en place par l’État, les demandes ont explosé. » Son seul regret : ne pas croiser plus souvent ses collègues. Sa zone géographique s’étend du Conquet à Saint-Brieuc.
Christophe veille à conserver une posture professionnelle en toute circonstance. « Des bêtises, j’en ai fait certainement. Le client le voit directement si on ne sait pas faire ! Il faut s’accrocher. Le moindre petit truc, c’est du stress et de la fatigue. » Sa dernière intervention derrière le frigo d’un client permet de mesurer les progrès accomplis. Il déplace l’appareil, observe les branchements, identifie la panne en quelques minutes. Pas d’hésitation. L’homme est à l’aise, la panne rapidement détectée, et corrigée.
Le parcours de Christophe Le Bihan
• Christophe entre en CAP Conduite routière en 2001 au centre de formation Cefortech (Brest).
• Il est chauffeur poids-lourd en intérim jusqu'en 2003.
• Entre 2003 et 2023, il travaille pour la SAS Thébault, entreprise spécialisée dans la production et la distribution de produits en béton, à Plouédern (29).
• En 2022, il obtient le titre professionnel Technicien d’après-vente en électroménager et audiovisuel à l'Afpa de Limoges.
• En février 2023, il est embauché par la Compagnie du SAV comme dépanneur électroménager.
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Les chiffres clés de la famille de métiers en Bretagne : Réparation de biens électrodomestiques et multimédia
- Salaire 1500 € - 2700 €
- Âge moyen 45 ans
- Tendance des offres d'emploi En hausse
- Difficulté du recrutement 100%