La métallurgie regroupe les activités de production et de transformation des métaux.

Ils sont utilisés dans de nombreux domaines : aéronautique et spatial, automobile et mobilité, électronique et numérique, énergies, équipements industriels, mécanique, naval. En Bretagne, elle représente le tiers des emplois industriels et propose des métiers très diversifiés.

Il s’agit d’un secteur clef de l’industrie, importante pour le pays du fait de ses activités à forte valeur ajoutée et stratégique dans un enjeu de souveraineté industrielle et de diminution des émissions de carbone de ses activités.

Une designeuse industrielle dans une usine de production.

Les chiffres clés

Selon l'Observatoire de la métallurgie Bretagne, le secteur de la métallurgie représente 2 200 entreprises en Bretagne et compte 62 000 salarié·es. Cela représente un tiers de l'emploi industriel breton.

En 2023, les entreprises bretonnes ont réalisé 13 800 embauches dont 7 500 en CDI.

Le secteur compte 23 % de femmes.

  • 2,2K

    entreprises

  • 62K

    salarié·es, soit un tiers de l'emploi industriel régional

  • 7,5K

    embauches en CDI en 2023

  • 23 %

    de femmes

Vos questions

Des compétences techniques et scientifiques sont nécessaires pour commencer une carrière dans les métiers de la métallurgie. Pour les jeunes comme pour les adultes en reconversion ou recherche d’emploi, de nombreuses formations et certifications existent, et ce à tous les niveaux de diplômes, du CAP jusqu’au diplôme d’ingénieur. Pour la formation initiale, par exemple, plus de 60 diplômes du CAP au BTS sont accessibles en Bretagne (par la voie scolaire et par l’apprentissage). Pour la formation continue, on compte plus de 130 CQPM (certificat de qualification paritaire de la métallurgie) et une cinquantaine de titres professionnels (certification élaborée par le ministère du Travail qui atteste de compétences professionnelles). Le nombre important de diplômes et certifications illustre la diversité des métiers de la métallurgie qui offre des opportunités d’emploi et de parcours à des publics très variés.

La Bretagne est la 1re région de France en termes de progression de l’emploi salarié dans la métallurgie : entre 2019 et 2023, l’emploi salarié y a augmenté de 5 %. Cela concerne tous les métiers et tous les niveaux de qualifications, de l’opérateur ou l’opératrice à l’ingénieur·e. En 2023, 13 800 embauches (dont 7 500 en CDI) ont été réalisées par les entreprises de la métallurgie en Bretagne. D'ici à 2035, 7 à 9 000 recrutements annuels seront nécessaires pour répondre aux besoins, notamment dans les domaines de la production, la gestion, la recherche et la conception.
 

La métallurgie regroupe des métiers très variés, de la conception des produits à leur production puis leur commercialisation. Elle emploie aussi de nombreux salarié·es dans des fonctions liées à la production (appui technique, maintenance, recyclage …) ainsi que des fonctions supports (gestion de l’entreprise, marketing, ressources humaines, informatique…).

 

 

 

A noter que les emplois d’ingénieur·es et cadres ont particulièrement augmenté et représentent plus d’un emploi sur quatre dans la métallurgie en Bretagne aujourd’hui, dans les domaines des études et de la recherche et développement, de la production ou de la gestion de l’entreprise (finances, ressources humaines, …). 

Cette dynamique positive crée des tensions en matière de recrutement face au manque de candidat·es. En Bretagne, de nombreux métiers sont concernés. Si certains liés au numérique, notamment à la robotisation, attirent plus les nouveaux arrivants, il existe toujours un fort besoin en recrutement sur les métiers socles : dans l’usinage, la soudure, la chaudronnerie, l’électromécanique…

Comme dans le reste de l’industrie, l’automatisation et la robotisation ont permis d’améliorer les conditions de travail dans la métallurgie. Dans certaines entreprises, les bras mécaniques, tapis roulants ou monte-charges ont permis de réduire les tâches humaines les plus répétitives et physiques. L’usage des nouvelles technologies fait évoluer des métiers parfois anciens et en crée de nouveaux. Aujourd’hui, on trouve de plus en plus de logisticien·nes, d’ingénieur·es ou d’analystes de données.
Contrairement aux idées reçues, les salaires peuvent être attractifs. Selon l’Insee, dans la métallurgie, en Bretagne, le salaire net mensuel moyen s’élève à 2 200 € pour les professionnel·les non cadres, soit 17% de plus par rapport au salaire net mensuel moyen breton. Pour les cadres, le salaire net mensuel moyen s’élève à 4 710 € au niveau national.

Les entreprises de la métallurgie sont présentes dans tous les départements bretons. Il s’agit principalement de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME), d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) et de quelques grands groupes. 40 % des salarié·es travaillent dans des entreprises de moins de 50 salarié·es, 30 % dans des entreprises comptant de 50 à 249 salarié·es et 30% dans des entreprises de 250 salarié·es et plus.

Nécessaire dans de nombreux process industriels, la métallurgie est présente dans de multiples secteurs. À noter que la Bretagne est particulièrement en pointe dans le domaine de la Défense, qu’elle compte une filière navale dynamique (1re région de France en termes d’effectif pour la conception, la construction et la réparation navale) et se distingue dans les télécommunications, l’électronique ou les énergies décarbonées (éolien, hydrolien, photovoltaïque…).

Une électromécanicienne à son poste.

7 à 9 000 recrutements par an d'ici à 2035

Le défi du recrutement

Les entreprises de la métallurgie se développent et recrutent. Pour 2024, France Travail (ex-Pôle emploi) prévoit près de 5 000 recrutements en Bretagne. Ceux-ci peuvent être difficiles face au manque de candidat·es. C’est particulièrement le cas pour les métiers de la maintenance, de la soudure, de la chaudronnerie et de l’usinage.

Confrontés au manque d’employé·es qualifié·es, les recruteurs se tournent vers des profils différents : personnes sans expérience dans l’industrie, seniors, chômeurs de longue durée, etc. Les entreprises s’adaptent pour intégrer ces candidat·es en leur proposant des parcours d’intégration, des formations adaptées, des accompagnements spécifiques, etc.

Avec seulement 22 % de femmes dans la métallurgie, ouvrir la branche à un public féminin est aussi une des clefs pour assurer les recrutements à venir. « Tu as ta place » est le programme initié en 2024 par l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (organisation patronale de la métallurgie), visant à favoriser l’accueil et la réussite des talents féminins et encourager les initiatives en faveur de la mixité dans les métiers industriels.  L’objectif est d’atteindre 32 % de femmes salariées d’ici à 10 ans dans la métallurgie. Des actions sont ainsi mises en place au niveau local, comme des interventions en classe auprès des collégiennes et des lycéennes ou encore des interventions auprès de femmes en recherche d’emploi ou en reconversion professionnelle.

Face à cette situation, les modalités de recrutement ont évolué : embauche sans CV avec la méthode de recrutement par simulation, participation à des rencontres ou des speed-dating de l’emploi (courts entretiens, souvent organisés lors d’un salon, permettant aux candidat·es de rencontrer plusieurs recruteurs ou recruteuses sur un même événement), organisation de journées portes-ouvertes au sein de l’entreprise… Autant d’occasions facilitant la rencontre entre employeurs et candidat·es.

Un soudeur à son poste.

Des productions au service de la transition environnementale

Comme les autres secteurs, l’industrie cherche à réduire l’impact environnemental de ses entreprises. Cela passe par une multitude de leviers : réduction des consommations d’eau et d’énergie, amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et des équipements, utilisation de matériaux et de technologies plus vertueux, gestion de la fin de vie des matériels, gestion des déchets, installation de systèmes de production d’électricité renouvelable, etc. 

L’industrie a l’ambition d’avoir une place centrale dans la mise en place de la transition environnementale dans la mesure où ses productions peuvent directement participer à l’objectif global de réduction des émissions de gaz à effet de serre : fabrication de systèmes électriques, de machines moins énergivores, etc.

Une designeuse industrielle à son bureau.

Nouvelles technologies et développement du numérique 

L’industrie n’échappe pas à la numérisation de ses pratiques. Les process et équipements sont de plus en plus connectés et le recours au numérique se retrouve sur l’ensemble de la chaîne de fabrication (conception, production, maintenance, logistique), avec un échange de données en continu entre les services internes à l’entreprise et les clients et fournisseurs. Les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle ou l’internet des objets s’implantent progressivement dans les entreprises.

En conséquence, les compétences numériques vont devenir de plus en plus importantes, quel que soit le poste. Les entreprises de la métallurgie sont notamment à la recherche de profils plus variés, avec des compétences en cybersécurité, robotique, automatisme, mécatronique, informatique industrielle, etc. 

Un écran tactile dans une usine.

Les formations en Bretagne

Sources et ressources

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