Astrophysicien/ne

Synonymes : Synonyme : astronome

Le métier en détail

Spécialisation et polyvalence

L'astrophysicien ou l'astrophysicienne étudie la physique et les propriétés des objets célestes (planètes, étoiles, galaxies). Face à la multitude d'objets présents dans l'univers, il ou elle doit se spécialiser dans une ou plusieurs disciplines (cosmologie, planétologie, exobiologie, etc.). Ses activités principales sont l'observation, l'étude théorique et l'instrumentation et peut même exercer une ou plusieurs de ces activités. Il ou elle consacre une grande partie de son temps à la publication de ses recherches.

Observation

Pour sonder l'univers, ce ou cette scientifique dispose d'instruments de mesure et d'observation (télescopes, spectrographes, interféromètres). Le traitement informatique, l'exploitation et l'interprétation des données enregistrées lors des observations peuvent l'occuper pendant plusieurs mois.

Théorie et instrumentation

L'astrophysicien ou l'astrophysicienne élabore des modèles pour expliquer la nature des astres, leur formation et leur comportement. Ces modèles sont ensuite confrontés aux observations. Il ou elle conçoit et améliore les instruments d'astronomie qui seront installés sur les télescopes au sol ou embarqueront à bord des missions spatiales. Les instruments de mesure, de plus en plus performants, poussent les théoriciens et les théoriciennes à sans cesse améliorer leurs modèles.

Quelles compétences ?

Rigueur et réflexion

On attend de l'astrophysicien ou de l'astrophysicienne une grande rigueur dans son travail de recherche et de traitement des informations, une capacité de réflexion, d'analyse et de structuration dans le travail, et une grande concentration. Parallèlement, ce métier exige de la passion, de l'imagination et une curiosité d'esprit sans cesse renouvelée afin de repousser les limites de la connaissance.

Un travail d'équipe

L'astrophysicien ou l'astrophysicienne travaille au sein d'une équipe composée de scientifiques, d'ingénieurs ou d'ingénieures et de techniciens ou de techniciennes. Il ou elle doit avoir le goût de la communication, et savoir parler et écrire en anglais pour travailler avec des collègues de toute nationalité.

L'ordinateur comme outil de travail

Dans le domaine de la recherche scientifique, l'informatique est devenue incontournable. L'astrophysicien ou l'astrophysicienne doit également posséder de solides compétences en programmation pour pouvoir traiter et interpréter ses mesures. Le théoricien ou la théoricienne développe les algorithmes pour résoudre les équations contenues dans les modèles théoriques. Il ou elle utilise des supercalculateurs pour réaliser des simulations longues et complexes. Si les résultats des simulations sont conformes aux données issues des observations, alors le modèle sera validé.

Quelles formations ?

Les formations spécialisées en astrophysique commencent au niveau bac + 5. À l'université, les formations spécialisées commencent au niveau master (des cours d'astrophysique sont parfois proposés au niveau licence). En école d'ingénieurs, mais aucune ne propose exclusivement un parcours en astrophysique. Dans les deux cas, il faut s'inscrire dans une école doctorale universitaire (bac + 8). Pour espérer obtenir un poste d'astrophysicien, l'étudiant doit faire une thèse et publier plusieurs articles en anglais. Pour mettre toutes les chances de son côté lorsqu'il se présente au concours national de la fonction publique, le titulaire du doctorat doit effectuer un ou plusieurs stages post-doctoraux à l'étranger. S'il est reçu au concours, il exercera en tant que chargé de recherche au CNRS, astronome adjoint dans le corps des astronomes et physiciens, ou maître de conférences dans les universités.

 

Les évolutions possibles

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3125 euros brut par mois, pour un astronome et physicien, professeur des universités

Intégrer le marché du travail

Très peu de places

On recense environ 1 000 astrophysiciens en France (et 10 000 dans le monde). Le nombre de postes de chercheurs permanents ou chercheuses permanentes offert est faible : entre 10 et 20 jeunes sont recrutés chaque année par les laboratoires du CNRS, les observatoires astronomiques et les universités. Des contrats à durée déterminée (de quelques années) sont parfois proposés par les laboratoires français et étrangers mais, là aussi, la concurrence est rude.

Autres voies possibles

Un certain nombre de jeunes rejoignent des organismes publics (Cnes, CEA, Onera) ou privés (Thales, Ariane Espace, laboratoires de recherche, etc.) spécialisés dans les domaines suivants : aéronautique, informatique, télédétection, électronique, optique, physique, mathématiques, statistiques... D'autres s'orientent vers l'enseignement, la médiation, le journalisme scientifique...

Évolution de carrière

Dans un observatoire, l'astronome adjoint ou adjointe peut évoluer vers un poste d'astronome. À l'université, le maître ou la maîtresse de conférences peut devenir professeur ou professeure d'université. Enfin, le chargé ou la chargée de recherche au CNRS peut devenir directeur ou directrice de recherche. L'évolution de carrière est liée au nombre de publications et aux responsabilités au sein de l'organisme et dans des projets de recherche.

Les chiffres clés de la famille de métiers en Bretagne : Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant

  • Salaire 1600 € - 3400 €
  • Âge moyen 36 ans
  • Tendance des offres d'emploi En hausse
  • Difficulté du recrutement 10% des entreprises

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