Le métier en détail

Prendre en charge des troubles variés

La psychomotricité consiste à prendre en charge les troubles moteurs d'origine psychologique (troubles de l'attention, instabilité, maladies psychosomatiques) grâce à une rééducation. Il peut s'agir de tics nerveux, de difficultés de concentration ou de repérage dans l’espace et le temps, d'agressivité ou, au contraire, de passivité, de lenteur, par exemple... Le psychomotricien ou la psychomotricienne intervient sur prescription médicale, aussi bien auprès de jeunes enfants et d'adolescents que d'adultes et de personnes âgées. Il ou elle prend notamment en charge les troubles liés à l'autisme, à la maladie d'Alzheimer, au polyhandicap, à l'anorexie... ou liés à l'apprentissage (troubles « dys » : dyscalculie, dyslexie, dysphasie, dyspraxie...).

Poser un diagnostic

Avant toute prise en charge, le psychomotricien ou la psychomotricienne commence par réaliser un bilan psychomoteur. Il ou elle s'appuie sur des mises en situation, des épreuves et des tests spécifiques pour observer le  développement et le fonctionnement de la personne. Indispensable, cette étape permet de faire un diagnostic, en identifiant les troubles, des maladies ou des handicaps à l'origine des difficultés. Il ou elle peut ensuite construire un projet d’intervention individualisé.

Rééduquer et réadapter

Puis, vient l'étape des soins. Il ou elle propose des activités et des mises en situation adaptées à chaque personne : relaxation, exercices de jonglage ou d'expression corporelle, en position assise, allongée ou en mouvement, etc. Objectif : aider le patient à retrouver une harmonie corporelle et un mieux-être dans sa vie quotidienne, à résoudre, à dépasser ou à contourner ses difficultés. 

 

Quelles compétences ?

Empathie et écoute 

Sens de l'écoute, sens de l'adaptation, patience, capacité à communiquer... autant de qualités nécessaires pour obtenir l'adhésion active du patient, et donc de meilleurs résultats.  Qu'il s'agisse de prendre en charge un très jeune enfant, un adulte ou une personne âgée, il faut savoir aborder chaque situation avec empathie, évaluer et écouter les besoins, pour faire naître une relation de confiance. Face à des patients fragilisés, en difficulté avec leur corps, une attention bienveillante est indispensable. Un solide équilibre (personnel et émotionnel) permet, par ailleurs, d'exercer ce métier dans de bonnes conditions. 

Avec créativité... et rigueur 

Le travail des psychomotriciens passe par des séances préparées en s'adaptant à chaque personne. Ils font donc preuve de créativité pour concevoir des exercices de rééducation « à la carte ». Les activités sont variées : jeux de mouvement (reproduire des postures, par exemple), parcours de motricité (à l'aide de chaises, de coussins, etc.), jeux collectifs.... Cependant, cette capacité à varier les exercices est associée à une grande rigueur dans l'analyse des difficultés à résoudre. 

Plusieurs cordes à leur arc

Pour composer leurs séances, les psychomotriciens utilisent tous les outils de communication à leur disposition : informatique, vidéo... Ils ont également recours aux arts plastiques, à la musique, au théâtre, à la danse... Ils recherchent en permanence des solutions et des techniques novatrices pour répondre au mieux à la diversité des troubles des patients qu'ils doivent rééduquer.

 

 

Quelles formations ?

Pour exercer ce métier, il faut être titulaire du DE (diplôme d'État) de psychomotricien.

Niveau bac + 3

DE de psychomotricien

Les évolutions possibles

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1890 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière ; en libéral les salaires sont très variables et dépendent de l'ancienneté et de la taille du cabinet.

Intégrer le marché du travail

L'emploi au beau fixe

La place des psychomotriciens a évolué ces dernières années, prenant une importance croissante et reconnue auprès de publics très divers : enfants et adultes en situation de handicap, mais aussi personnes âgées, personnes touchées par certaines maladies (Alzheimer, par exemple). Ces questions sont devenues des enjeux de santé publique. 

Des passerelles pour évoluer

Après 4 ans d'exercice, les psychomotriciens peuvent accéder à des postes d'encadrement en validant le diplôme de cadre de santé (10 mois) pour enseigner ou encadrer un service hospitalier. Ils peuvent aussi utiliser les passerelles qui ont été établies avec des métiers proches. Les titulaires du diplôme de psychomotricien sont ainsi autorisés à rejoindre directement la 2e année de préparation au DE (diplôme d'État) de masseur-kinésithérapeute et au DE d'ergothérapeute.

Se spécialiser

Selon leur domaine d'intervention et les publics avec lesquels ils sont amenés à travailler, les psychomotriciens peuvent choisir de se spécialiser, par exemple pour approfondir leurs connaissances sur l'autisme, ou encore en gériatrie. Il existe des formations adaptées leur permettant d'orienter leur pratique en fonction de leurs centres d'intérêt. 

Les chiffres clés de la famille de métiers en Bretagne : Rééducation en psychomotricité

  • Salaire 1700 € - 2700 €
  • Âge moyen 39 ans
  • Tendance des offres d'emploi En baisse
  • Difficulté du recrutement 77% des entreprises

Les offres France Travail en Bretagne

En temps réel, explorer les offres d'emploi dans la région Bretagne associées à cette famille de métiers

Les offres France Travail

Nos portraits et témoignages

  • Bertille Hinge

    Fleuriste éco-responsable

    Portrait de Bertille Hinge devant un mur bleu
  • Camille Lelandais

    Vendeuse de souvenirs made in France 

    Portrait de Camille Lelandais devant des arbres
  • Inès Dos Anjos

    Hackeuse éthique

    Portrait de Inès Dos Anjos, hacker éthique
  • Sandrine Thuillier

    Professeure des universités en mécanique

    Portrait de Sandrine Thuillier
  • Amélie Lurton

    Ingénieure conception & développement

    Portrait d'Amélie Lurton
  • Inès Dos Anjos

    Hackeuse éthique

    Portrait de Inès Dos Anjos, hacker éthique
  • Serwan Cravic

    Expert IA et données

    Portrait de Serwan Cravic, experts IA et données chez Conjecto
  • Catherine Bruneau

    Éducatrice sportive

    Portrait de Catherine Bruneau, éducatrice sportive
  • Mélanie Roulet

    Cheffe de projet énergies marines renouvelables

    portrait de Mélanie Roulet, Cheffe de projet énergies marines renouvelables
  • Caroline Gros

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    Portrait de Caroline Gros, conseillère conjugale, psychopraticienne et non-voyante
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  • Mathieu

    Architecte solution

    Mathieu dans les bureaux de Naval Group.
  • Orlane Dréau

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    Orlane Dréau, devant le bâtiment de son lieu de travail.
  • Sylvain Labiche

    Chargé de mission énergies renouvelables

    Sylvain Labiche à son travail.
  • Lore Le Pabic

    Data scientist

    Portrait de Lore Le Pabic, data scientist
  • Hakim

    Agent de sûreté à la SNCF

    Hakim, agent de sûreté à la SNCF, dans la gare de Rennes
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