Le bâtiment est un secteur majeur de l’économie bretonne. 

 

Il représente 10 % des entreprises de la région et 7 % des salarié·es. C’est un acteur clé de notre quotidien qui construit et rénove nos lieux de vie : logements, bâtiments publics, équipements sportifs et culturels ou encore écoles… 

C’est aussi un secteur en constante évolution qui doit faire face aux enjeux des transitions numérique, énergétique et environnementale.

 

 

 

 

Une conductrice de travaux regarde sa tablette sur le chantier

Les chiffres clés

Le secteur compte près de 68 821 salarié·es en Bretagne avec une majorité de petites entreprises : 82 % d’entre elles ont moins de 10 salarié·es. 
73 % des salarié·es du secteur exercent un métier de production : maçon·nes, peintres, électricien·nes ...

Les entreprises du bâtiment sont présentes en zones urbaines comme en zones rurales : 98 % des communes bretonnes comptent au moins une activité dans le BTP.

La rénovation représente désormais plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’ensemble du bâtiment, 52 % en 2023 contre 48 % encore en 2022.

On recense environ 10 000 intentions d'embauche dans la construction chaque année.

  • 69K

    salarié·es

  • 73 %

    de salarié·es en production

  • 82 %

    d'entreprises avec - de 10 salarié·es

  • 52 %

    du chiffre d'affaires en rénovation

Vos questions

Du CAP au diplôme d’ingénieur, il existe une large palette de formations pour conduire aux métiers très variés de ce secteur. On peut travailler à la construction ou à la rénovation de logements sur les chantiers, mais aussi encadrer des équipes ou encore concevoir dans les bureaux d’études les bâtiments de demain. 


Ces dernières années, la tendance est à l’augmentation du niveau de qualification. La part des technicien·e·s et cadres a augmenté de 15,4 % entre 2016 et 2019.


Le bâtiment est aussi un secteur où le diplôme n'est pas le seul moyen d'accéder à certains postes. Avec de l'expérience et de la motivation, il est possible de gravir les échelons : commencer comme ouvrier·ère avant de devenir chef·fe d’équipe puis chef·fe de chantier, par exemple. Ou encore monter sa propre entreprise après quelques années d’expérience. La formation continue permet également aux salariés d'acquérir des compétences nécessaires pour évoluer dans le secteur.

Certains métiers demandent de bonnes conditions physiques, notamment sur les chantiers. Le travail peut s’exercer dehors en été comme en hiver, il faut parfois porter des charges, travailler dans le bruit ou en hauteur. 

Des innovations technologiques facilitent cependant les conditions d’exercice : engins de manutention, matériaux et outils plus légers, vêtements de travail adaptés aux conditions climatiques… 

Dans certaines entreprises, on construit en atelier des éléments qui seront ensuite assemblés sur le chantier. Cette méthode de préfabrication permet d’améliorer les conditions de travail et de sécurité. 

Dans le secteur, une convention collective (c’est-à-dire une négociation entre les syndicats de salariés et les représentants d’employeurs) fixe des grilles de rémunération. 
Elle prévoit aussi différentes primes pour les salarié·e·s : panier repas, indemnités de trajet ou prime de vacances. 


Combien gagne un maçon ? La réponse varie selon les profils. Un apprenti en 1re année de CAP, qui démarre dans l’apprentissage du métier, gagne au minimum 780 €, un maçon en début de carrière gagne en moyenne 1700 € net. Avec 5 ans d'expérience, il pourra gagner 2000 €. Son salaire augmentera aussi s’il évolue vers des fonctions d'encadrement : un chef de chantier avec 10 ans d'expérience peut gagner 3800 €. 

10 070 projets de recrutement étaient prévus dans le secteur de la construction en Bretagne en 2024. Tous les corps de métiers sont recherchés. Il faudra à la fois compenser les départs en retraite mais aussi accompagner l’activité économique du secteur, notamment le marché de la rénovation énergétique.  


Variété des corps de métiers mais aussi variété des entreprises qui recrutent : TPE (très petites entreprises), PME (petites et moyennes entreprises), grands groupes... Il y en a pour tous les goûts. Certains rechercheront la polyvalence des postes, la proximité entre la direction et les salariés dans des structures plus petites quand d'autres s'intéresseront aux possibilités d'évolution ou de carrière à l'international proposées par de grands groupes.

De nouveaux matériaux et méthodes de travail

Pour répondre aux nouvelles réglementations, le secteur innove pour réduire la consommation énergétique des bâtiments et limiter son empreinte carbone. 

Les matériaux et méthodes de construction évoluent. On voit apparaître de nombreuses innovations :  briques en ciment et cellulose, blocs de chanvre, béton recyclé, plâtre dépolluant ou encore revêtements régulateurs de chaleur… La part du bois augmente aussi dans les constructions par rapport au béton, de même que les énergies renouvelables.  
Les métiers doivent ainsi intégrer de nouvelles compétences. Dans les bureaux d’études, les équipes prennent en compte ces évolutions dans leurs solutions de conception. Sur les chantiers, les professionnel·le·s doivent également adapter leurs pratiques : savoir poser une isolation thermique par l’intérieur pour un plâtrier-plaquiste ou installer des équipements solaires thermiques et photovoltaïques pour un couvreur, par exemple.

Le réemploi et le recyclage des matériaux se développent également et appellent de nouvelles activités et compétences. Les entreprises spécialisées en démolition de bâtiments devront par exemple être capables d’identifier les matériaux recyclables pour les remettre aux filières de recyclage et de réemploi. 

Un professionnel pose isolation en panneaux de laine de bois

Nouvelles technologies et développement du numérique

Les outils numériques changent les façons de travailler, y compris dans le bâtiment. A l’étape de conception, la réalité augmentée et les maquettes numériques en 2D ou 3D permettent de visualiser concrètement les ouvrages futurs. Sur les chantiers, on réalise des scans des ouvrages à l’aide de tablettes numériques pour vérifier leur conformité avec les plans. Certaines entreprises se servent de drones pour prendre des mesures rapidement et avec une grande précision. L’impression 3D commence aussi à être utilisée avec du béton pour fabriquer des éléments de construction… 
Depuis quelques année, l’arrivée du BIM, le Building Information Modeling (Modélisation des données du bâtiment), a également modifié les manières de travailler des différents corps de métiers. Cette maquette numérique partagée par les différents intervenants leur permet d’échanger des informations en direct et de mieux se coordonner.   

Ce déploiement des nouvelles technologies n’exclut pas pour autant les savoir-faire existants. Construire de ses mains un ouvrage reste une motivation partagée par beaucoup. Et sur les chantiers de restauration du patrimoine, on a également besoin de professionnel·le·s capables de maîtriser des techniques plus traditionnelles de construction.

Restaurer le patrimoine bâti : les témoignages d'Adrien, couvreur, Laure, tailleuse de pierre et Pierre-Marie, plâtrier 

Un BIM manager regarde une maquette numérique sur son ordinateurs

Des bâtiments toujours plus connectés

L’avenir du bâtiment ? La « smart home » ou « maison intelligente ». Il ne s’agit plus simplement de piloter à distance son chauffage ou son éclairage : un bâtiment peut aussi réagir de lui-même selon divers événements. Des volets roulants vont s’ouvrir ou se fermer en fonction de l’ensoleillement, le chauffage va se réguler en fonction de l’absence ou de la présence des habitants… L’objectif va être d’apporter plus de confort mais aussi de réduire la consommation d’énergie en l’adaptant plus précisément aux besoins des habitants.

Autre avantage : en automatisant un certain nombre de tâches et en sécurisant l’habitat, la domotique contribue au maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap.

Un professionnel met en marche un boîtier de commande domotique
Un professionnel contrôle un équipement à l'aide d'un outil de diagnostic hydraulique

Réduire la consommation énergétique des bâtiments : un des enjeux du secteur

Les formations en Bretagne

Des formations accessibles après un CAP 

Des formations après un CAP ou un bac pro 

Sources et ressources

Découvrir des témoignages

Consulter des offres d'emploi, de stages ou d'alternance

D'autres publications sur le secteur

  • "Chiffre d’affaires 2023 et prévisions d’activité dans le Bâtiment à l’horizon 2025", www.institut-veia.fr
  • "Activité, Emploi et Formation dans le Bâtiment en Bretagne", 2024, www.institut-veia.fr
  • Le mensuel Véia, La note de conjoncture de la Cellule Economique de Bretagne, Juillet 2024
  • Enquête "Besoins en main d'oeuvre 2024" de France Travail
  • https://www.fiersdetremacons.fr, le site de l’APMGO (Association pour la Promotion des Métiers du Gros Œuvre)

Pour aller plus loin

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