Conseiller/ère microcrédit
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Niveau d'étude
Niveau BTS, DUT, DEUST
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Statut
salarié
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Secteur d'activité
Le métier en détail
Accueillir, écouter
Le conseiller ou la conseillère microcrédit reçoit, lors d'entretiens individuels, des personnes souhaitant obtenir un petit prêt pour réaliser un projet. Qu'elles n'aient pas les ressources financières suffisantes ou qu'elles soient dans une situation précaire, ces personnes ont souvent essuyé des refus auprès des banques. Le conseiller ou la conseillère doit rassurer, orienter, conseiller, pour un prêt personnel, servant à financer le permis de conduire, l'achat d'un véhicule, etc., ou pour un prêt professionnel destiné à la création ou à la reprise d'une entreprise.
Monter le dossier
Le conseiller ou la conseillère microcrédit identifie les besoins et les demandes, constitue un dossier client : papiers d'identité, extraits bancaires, justificatifs de revenus, quittances de loyer, attestation CAF ou RSA, livret de famille, avis d'imposition de la personne sollicitant le prêt. Cela sert ensuite à démarcher les organismes prêteurs ou a présenter le dossier devant le comité de crédit.
Suivre la réalisation
Un accompagnement social est mis en place pour chaque personne, depuis la demande de financement jusqu'à la fin du remboursement. Le conseiller ou la conseillère microcrédit veille à ce que le remboursement se passe bien et que l'activité financée par le crédit décolle.
Quelles compétences ?
Écoute et empathie
Les conseillers et conseillères microcrédit reçoivent des personnes qui ont souvent reçu plusieurs refus auprès des banques. Leur rôle est bien sûr d'écouter la demande, mais aussi d'expliquer clairement ce qu'il est possible de faire, ou non. Ils ou elles veillent aussi à rassurer, à redonner confiance. La patience et la fibre sociale sont donc nécessaires pour établir une relation de confiance, surtout lorsque les personnes rencontrées cumulent les difficultés.
Des bases techniques
Avec clarté et de la pédagogie les conseillers et conseillères doivent savoir expliquer le microcrédit de manière claire et simple, en s'adaptant aux personnes. Ils ou elles maîtrisent les bases du financement et son vocabulaire spécifique, et agissent avec discernement pour ne pas proposer quelque chose d'inaccessible ou qui serait refusé à coup sûr. Un esprit analytique et le maintien d'une certaine distance sont donc nécessaires.
De l'organisation
Les conseillers et conseillères suivent plusieurs dossiers de front et ont affaire à de multiples personnes. Ils ou elles doivent donc allier organisation, persévérance et réactivité pour être capables de proposer des solutions rapides et adaptées.
Quelles formations ?
Le métier est accessible aux titulaires d'un bac + 2 au minimum.
Niveau bac + 2
BTS banque option conseiller de clientèle
Niveau bac + 3
BUT dans le secteur bancaire ou commercial
Licence professionnelle banque assurance
Niveau bac + 5
Master en banque-finance
Diplôme d'école supérieure de commerce et de gestion
Les évolutions possibles
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Des recrutements
De nombreuses structures d'accompagnement, généralement associatives, existent et recherchent des conseillers et conseillères microcrédits. Ces structures peuvent être spécialisées (Cresus, Adie) ou non (Croix-Rouge, Emmaüs France, Secours catholique, Familles rurales, Les restos du Cœur). Attention toutefois, certaines structures ne travaillent qu'avec des bénévoles.
A l'étranger
Certaines ONG (organisations non gouvernementales) envoient des spécialistes du microcrédit à l'étranger, dans les pays en voie de développement essentiellement, pour repérer des projets et de potentiels bénéficiaires, instruire les dossiers pour s'assurer que le crédit pourra être remboursé et, le cas échéant, accorder un microcrédit.
Des compétences recherchées
Les spécialistes du microcrédit peuvent évoluer dans le secteur social et associatif, dans une ONG, etc. Ils ou elles peuvent aussi, en fonction de leur formation d'origine et de leurs affinités, se reconvertir dans le secteur bancaire, dans les assurances, le commerce.