Commissaire-priseur/euse (ventes volontaires)

Le métier en détail

Organiser des ventes

L'organisation d'une vente commence par la constitution d'un réseau, en démarchant des acheteurs potentiels ou des acheteuses potentielles. C'est pendant cette phase que le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse réalise le catalogue. Ce dernier présente les références artistiques et physiques des objets mis à la vente, leur époque et leurs dimensions. Les ventes peuvent être à thème (mobilier, voitures, bijoux...). Le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse peut également faire de la publicité dans la presse spécialisée ou régionale.

Faire monter les enchères

Les enchères représentent l'aboutissement du travail du commissaire-priseur ou de la commissaire-priseuse et révèlent tout son talent. Il ou elle y démontre sa capacité à se constituer un stock intéressant et une bonne clientèle, son habileté à présenter les objets ou encore sa faculté à faire monter les enchères.

Quelles compétences ?

Connaître les arts

Il est impossible d'exercer ce métier sans une excellente culture et des connaissances approfondies en art : il ne s'agit pas d'approfondir une spécialité, mais d'être un très bon ou une très bonne généraliste. Passionné ou passionnée par l'objet et son histoire, le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse doit pouvoir facilement identifier et dater un objet, et ne faire appel à un expert spécialisé ou une experte spécialisée qu'en cas de doute.

Maîtriser le droit

Sa formation juridique lui permet de bien connaître le marché de l'art, sa réglementation, son évolution... Il ou elle a des compétences en droit civil, commercial, notarial ou encore européen.

Mettre en valeur

Le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse doit avoir un sens certain de la mise en scène des œuvres, objets, ou pièces de mobilier présentés sur catalogue ou en salle des ventes, afin d'en tirer le meilleur prix. Il ou elle les met en valeur afin de susciter l'intérêt chez les futurs acheteurs ou futures acheteuses. À la fois expert ou experte, psychologue et un peu acteur ou actrice, convaincre et séduire sont ses maîtres-mots. La lecture régulière de « La Gazette de l'hôtel Drouot », notamment, permet de suivre le marché de l'art, en constante évolution.

Quelles formations ?

3 ans pour obtenir une double licence en droit et en histoire de l'art et pouvoir se présenter à l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur. Après réussite à l’examen, stage rémunéré de 2 ans (avec test de connaissances est effectué en fin de 1re année) dans une maison de ventes. La formation est validée par un CA (certificat d'aptitude) à la profession de commissaire-priseur.

 

Les évolutions possibles

Salaire

Salaire du débutant

La rémunération se compose d'honoraires, calculés en fonction des ventes 

Intégrer le marché du travail

Des postes convoités mais rares

Le nombre de candidats ou de candidates à l'examen d'accès au stage qui permet de faire ce métier est en augmentation depuis plusieurs années.

Un marché concurrentiel

Avant la réforme de 2001, les commissaires-priseurs et les commissaires-priseuses possédaient un monopole sur l'organisation des ventes publiques volontaires. Depuis, le secteur s'est ouvert à la concurrence, notamment anglo-saxonne. Les commissaires-priseurs et les commissaires-priseuses en France doivent donc désormais composer avec leurs homologues d'outre-manche, dans un marché de l'art en pleine expansion. Néanmoins, ils ou elles peuvent aujourd'hui exercer dans des sociétés commerciales, ce qui constitue un atout pour affronter cette nouvelle concurrence.

Les ventes sur le web

En plus de la concurrence anglo-saxonne, il faut ajouter le développement massif des opérateurs d'enchères électroniques sur Internet. Ces derniers ne sont ni tenus à la traçabilité de l'origine des œuvres, ni au paiement d'assurance ou de caution, des charges qui pèsent lourd pour les maisons de ventes aux enchères.

Les chiffres clés de la famille de métiers en Bretagne : Aide et médiation judiciaire

  • Salaire 2700 € - 4700 €
  • Âge moyen 41 ans
  • Difficulté du recrutement 69% des entreprises

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