Administrateur/trice de mission humanitaire
Métiers associés : Chef/fe de mission humanitaire
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Niveau d'étude
Niveau Licence, Licence Pro
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Statut
contrat de volontariat ; salarié
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Secteur d'activité
Le métier en détail
Gérer l'urgence
L'administrateur ou l'administratrice est le bras droit financier du chef ou de la cheffe de mission humanitaire. À lui ou à elle de préparer les budgets et les plans de trésorerie. Quand une organisation décide de mener une action dont les objectifs concrets ont été définis, il ou elle peut enfin intervenir, répartir les fonds sur les différents sites et entre les équipes, déterminer comment, et à quel rythme, l'argent sera dépensé, etc. La situation est instable ? Les priorités sont ajustées en accord avec le chef ou la cheffe de mission. Comptable de l'urgence, l'administrateur ou l'administratrice peut gérer des budgets importants et des équipes de 300 à 500 personnes.
S'occuper de la comptabilité et des formalités
Au quotidien, l'administrateur ou l'administratrice recrute et gère le personnel sur place, passe les contrats de location d'entrepôts ou de camions, suit les achats de matériels, paie les factures et les salaires. Régler les formalités administratives concernant les professionnels et les professionnelles qui ont été expatriés ou expatriées fait aussi partie de ses missions. L'administrateur ou l'administratrice tient la comptabilité, enregistre les dépenses et les recettes. Régulièrement, il ou elle rédige des rapports financiers à l'intention des personnes contributrices ou des mécènes et pour le siège de son ONG (organisation non gouvernementale).
Quelles compétences ?
Réactivité et rigueur
Toutes les missions sont différentes. Dans certains pays, il faut se substituer aux banques ou aux personnes qui financent les programmes d'urgence internationaux comme l'ONU (Organisation des nations unies). Dans d'autres cas, il faut gérer une surabondance de fonds financiers. Comme les informations de terrain font évoluer la mission en permanence, l'administrateur ou l'administratrice humanitaire doit savoir s'adapter, prendre des initiatives et des décisions, parfois à la hâte. Comme de tout comptable, on compte sur son honnêteté et sa rigueur dans la gestion des budgets.
Pédagogie et sens de l'écoute
Techniques de gestion, suivi de projet, logistique... L'administrateur ou l'administratrice prend souvent en charge la formation de ses assistants et assistantes que l'on a recruté sur place - les « locaux » - jusqu'à ce qu'ils et elles deviennent autonomes à leur tour. Écoute, patience, maîtrise de la langue et connaissance des pratiques culturelles sont autant d'atouts pour assurer ce rôle.
Quelles formations ?
Les ONG recrutent en priorité des volontaires diplômés (en particulier des titulaires d'un bac + 5) en gestion, commerce, finance, comptabilité, audit... dotés d'au moins 2 années d'expérience professionnelle. À l'embauche, les qualités personnelles sont également prises en compte. On peut faire la preuve de sa motivation dans le cadre d'activités bénévoles. La maîtrise de l'anglais est indispensable.
Niveau bac +4
Administrateur de la solidarité internationale [Institut Bioforce, Vénissieux (69)]
Coordonnateur de projet de solidarité internationale et locale de l'Institut de formation et d'appui aux initiatives de développement [IFAID, Bordeaux (33)]
Niveau bac + 5
Master comptabilité-contrôle-audit ; contrôle de gestion et audit organisationnel ; management et administration des entreprises ; finance ...
Les évolutions possibles
Salaire
Salaire du débutant
De 800 à 1700 euros brut par mois. Certains frais comme l'hébergement, le transport ou la nourriture peuvent être pris en charge
Intégrer le marché du travail
Sous statut volontaire ou salarié
La plupart des ONG recrutent leur personnel expatrié sous statut de volontaire : c'est-à-dire qu'elles prennent en charge le transport, l'hébergement, les frais de vie sur place et la couverture sociale et versent une indemnité mensuelle de 800 à 900 euros. Quelques ONG offrent des CDD (contrats à durée déterminée) pour les postes d'administrateur et d'administratrice, de coordinateur et de coordinatrice ou de chef et cheffe de mission. À titre d'exemple, chez Médecins sans frontières, les administrateurs et les administratrices constituent 10 % des personnes expatriées. Les candidatures étant nombreuses, la sélection est sévère.
Des évolutions variées
Les missions durent de 3 mois à 2 ans. Avec de l'expérience, les administrateurs et les administratrices peuvent devenir coordinateurs ou coordinatrices ou encore chef ou cheffe de mission. À terme, certains humanitaires obtiennent un poste au siège, en gardant la possibilité de retourner sur le terrain. D'autres se font recruter par les organisations internationales (Croix-Rouge, UNICEF). À la fin de leur mission sur le terrain, ces volontaires retrouvent leur métier en France. Néanmoins, ceux et celles qui sont partis longtemps, au-delà de 4 à 5 ans, ont plus de mal à se réinsérer.