Qu’est-ce qu’un intermittent du spectacle ?

Le régime de l’intermittence permet d’assurer une indemnité aux artistes et technicien·nes du spectacle pendant un an mais celle-ci ne se déclenche qu’à partir d’un certain nombre d’heures travaillées. Il permet ainsi de compenser les périodes creuses dans le milieu du spectacle.

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Tournage du court-métrage "Bête noire" à Huelgoat (29)

Être « intermittent », ce n'est pas un métier, ni un statut : c'est un régime spécifique. Dans les métiers du spectacle, il y une forme de saisonnalité c’est-à-dire que certaines périodes comme le printemps et l’été peuvent être bien plus intenses que les autres.  Le régime des intermittents permet de compenser ce déséquilibre grâce à une allocation chômage versée en plus de la rémunération. 

507 heures travaillées sur douze mois

Pour pouvoir bénéficier de ce statut, les intermittent·es doivent justifier d'un minimum de 507 heures travaillées sur douze mois. Dès que ce montant est atteint, l’allocation chômage est versée durant douze mois, nouveaux contrats ou non.

Des artistes et des technicien·nes du spectacle, du cinéma et l’audiovisuel

Les intermittents du spectacle sont des artistes (musiciens, acteurs, etc.) ou des techniciens (liste complète à consulter ici) des entreprises du spectacle vivant, du cinéma et de l'audiovisuel. En revanche, un grand nombre de salariés de ces secteurs ne bénéficient pas de ce régime. Il s’agit uniquement des personnes recrutées en CDD d’usage pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire. 

En Bretagne, la majorité des personnes évoluant dans le secteur du spectacle vivant et de l’audiovisuel sont intermittents. Dans le cinéma, cette tendance est très minoritaire. Les activités sont surtout concentrées en Ille-et-Vilaine et dans une moindre mesure dans le Finistère.

 

L'intermittence en chiffres

En 2023, l’emploi des intermittents du spectacle, c'est 312 000 salarié·s.  Les hommes sont largement majoritaires (60,9%), de même que les habitants d'Île-de-France (38,4% contre 4,2% pour la Bretagne). Un quart d’entre eux réalise un seul contrat au cours de l’année.

 

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