Comment valoriser ses compétences transversales ? 

Faciliter le passage d’un métier à un autre, sans forcément passer par une formation : c’est le principe des compétences transversales. Mais identifier ces aptitudes pour pouvoir les valoriser nécessitent méthode et prise de recul.  

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Des mains à une table note quelque chose sur un carnet

On les trouve souvent notées à la fin des offres d'emploi : capacités à travailler en équipe, utilisation de fonctions de base d’outils numériques, gestion du stress, aptitudes en expression écrite, etc.  Communes à un certain nombre de métiers ou secteurs, ces aptitudes constituent les compétences transversales. "Ce sont des compétences qui sont mobilisables dans diverses situations professionnelles. Ça peut être aussi bien des compétences techniques que des compétences type savoir-être ou soft skills", explique Frédéric Faure, animateur régional du réseau des psychologues du travail à France Travail. "L’intérêt, c’est de décrocher un nouvel emploi et de faciliter son intégration même si vos nouvelles missions sont éloignées de celles de votre précédent poste". S’il existe de nombreuses compétences transversales, "il n’y a pas de liste qui fasse consensus partout".  

 

Compétences transversales, compétences transférables, quelles différences ?

La nuance entre ces deux concepts est fine ! Selon le Centre ministériel de valorisation des ressources humaines, Les compétences transversales sont mobilisables "dans des métiers ou des emplois qui peuvent relever de familles professionnelles différentes". A l’inverse, les compétences transférables sont mobilisables "dans plusieurs métiers ou emplois, mais ces derniers relèvent tous d’une famille professionnelle identique".

Identifier ses compétences transversales

Pour pouvoir valoriser des compétences transversales, encore faut-il les reconnaitre. "Les identifier n'a rien d'évident. C'est un travail qui nécessite de prendre du recul, de se poser des questions du type : qu'est-ce que j'ai fait ? Comment je m'y suis pris ? Quel résultat ça a donné ?", prévient Frédéric Faure.

Sans surprise, il est plus simple de se faire accompagner par une structure pour passer en revue ses compétences : "L'outil le plus évident, c'est le bilan de compétences. D’autant plus pour des personnes qui ont déjà de d'expérience et de la matière sur laquelle travailler." Mais cela peut également se faire à minima et de manière informelle. "Ça peut être en discutant avec des proches en utilisant ce qu'on appelle l'effet miroir, c’est-à-dire qu’un proche vous pose des questions et vous dit si c'est bien comme ça qu'il voit les choses, qu'il vous voit, etc."

Mettre en valeur ses compétences transversales

Une fois que l’on a identifié ses compétences transversales, il va s’agir de les repérer sur les offres d’emploi. "Sur une annonce, les savoir-être, soft skills et compétences transversales sont souvent mélangées", précise Frédéric Faure.  

Et dans ce cas, il y a plusieurs façons de mettre en valeur ses compétences transversales. "Tous les supports peuvent être utiles. Lorsqu’une personne répond à une offre, le premier filtre, c'est le CV. Mais sur un CV, on est limité en termes d'espace. En revanche, dans la lettre de motivation, on peut décrire un peu plus ses compétences, mettre du contexte et les ancrer dans une réalité concrète". C’est d’autant plus important de noter précisément vos compétences que les candidatures peuvent être examinées par des machines (voir encadré) ! 

 

Être humain ou machine : qui lit vos CV ?

Selon une enquête menée par Hellowork sur un panel de 4 200 professionnels, 80 % des recruteurs déclarent avoir recours à des logiciels de gestion des profils ou envisager de le faire en 2024 contre 64 % en 2018.  

Ces outils appelés ATS (Applicant Tracking System) ont divers degrés de sophistication : extraction des données issues des CV des candidat·es, résumé des CV ou calcul du niveau de correspondance entre le profil d’un candidat et une offre d’emploi.  

Ces taux varient sensiblement selon la taille de l’entreprise, les grandes structures y ayant davantage recours que les plus petites. 

 

Préparer son entretien avec la méthode STAR

Si vous décrochez un entretien, c’est le moment de détailler encore davantage ces aptitudes. "Il y a une méthode qui s'appelle STAR qui paraît très simple comme ça mais qui est très utile et assez puissante. Le S est pour situation, le T pour tâche, le A pour action et le R pour résultat. Cela permet de présenter les choses pour vraiment bien mettre en valeur ses compétences sans rien oublier."

Pour en savoir plus