Panorama de l’enseignement supérieur

Etudes courtes ou études longues, université ou école spécialisée, lettres, commerce, formations en santé… Après le bac, une multitude de choix s’offrent à vous ! Panorama des grandes filières de l’enseignement sup.

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Une étudiante avec un sac à dos monte les marches d'une université

BTS, BUT, licences, diplômes d’État ou diplômes d’école… Il existe une diversité de parcours possibles après le bac. Chaque filière a ses spécificités : rythme de travail, organisation des cours, durée du cursus, insertion professionnelle ou encore poursuites d’études possibles… 

BTS, BUT, DEUST : horizon 2 ou 3 ans après le bac

Si vous ne souhaitez pas vous engager tout de suite dans un cursus long après votre bac, certaines formations de l'enseignement supérieur vous permettront d'obtenir un diplôme en 2 ou 3 ans. C’est le cas notamment des BTS (bac+2), DEUST (bac+2) ou BUT (bac+3).

Préparées en lycée (pour les BTS), à l’université (DEUST) et en IUT (BUT), ces formations associent enseignements théoriques et pratiques ainsi que des stages pour vous rendre opérationnel·le dès la fin de vos études. Elles peuvent se faire sous statut scolaire ou en apprentissage. 

A l’issue de votre formation, vous pourrez donc chercher du travail. Mais vous pourrez aussi décider de poursuivre vos études : en licence pro par exemple si vous avez préparé un DEUST ou un BTS, ou en master si vous avez un BUT. Des écoles d’ingénieurs et des écoles de commerce recrutent également des étudiants de BTS ou de BUT par la voie des admissions parallèles. Des classes préparatoires ATS peuvent renforcer leurs chances d’intégrer certaines écoles.

Les CPGE : une porte d’entrée pour les grandes écoles

Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) préparent aux concours d’entrée des écoles d’ingénieurs, de commerce, des écoles vétérinaires ou encore des écoles normales supérieures. Elles sont réparties en filières scientifiques, littéraires ou économiques.

En intégrant une classe prépa, vous vous engagez pour 2 ans (voire 3, si vous redoublez) de travail intensif. Vous suivrez un enseignement pluridisciplinaire avec un encadrement proche de celui du lycée : petites classes, présence en cours obligatoire et suivi régulier. 

Attention, le rythme de travail y est très soutenu : les nombreux cours, devoirs, interrogations orales et travail personnel vous demanderont une bonne organisation et beaucoup de régularité. Même si l’objectif principal des prépas est la poursuite en grande école, vous pourrez aussi rejoindre l’université en licence (en 2e ou 3e année de licence selon votre niveau). 

A noter : il existe également à l’université des parcours sélectifs inspirés des prépas, appelés CUPGE (Cycle Universitaire Préparatoire aux Grandes Écoles) ou « parcours renforcés », qui permettent de préparer à la fois une licence et les concours de certaines écoles.

L’université : une spécialisation progressive

Si vous choisissez l’université, vous vous engagez dans des études généralement longues. Première étape : la licence. Préparée en 3 ans, elle vous permettra d'acquérir des connaissances générales dans un domaine d'études avant de vous spécialiser en master. 

Les licences se répartissent en 4 domaines de formation : 

  • arts, lettres, langues, 
  • droit, économie, gestion,
  • sciences humaines et sociales,
  • sciences, technologie, santé.

Ce qui vous donne le choix entre 45 mentions : géographie, psychologie, lettres…

Au programme, cours magistraux, travaux dirigés et pratiques, projets et parfois stages. L’université vous permettra d’acquérir une solide culture générale, des capacités d’analyse, de synthèse et d’expression. Accessible à tous les profils, elle demande toutefois une bonne organisation personnelle, de l’autonomie et un travail régulier. 

Après la licence, vous pourrez poursuivre en master ou tenter d’intégrer des écoles spécialisées souvent sélectives. Le master vous permettra ensuite l’accès direct à un emploi ou la poursuite d’études en doctorat (3 ans d’études supplémentaires) pour rejoindre le monde de la recherche.

Les études de santé à l’université

Si le secteur médical vous intéresse, c’est à l’université que vous vous formerez. La filière santé y regroupe les études de médecine, maïeutique (sage-femme), odontologie (chirurgie dentaire), pharmacie et kinésithérapie. Vous suivrez une première année commune comprenant des enseignements en santé et des enseignements disciplinaire d’une mention de licence (biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers, etc.) avant de pouvoir candidater dans le cursus de votre choix. 

Selon la spécialité choisie, les études durent de cinq ans pour la kinésithérapie à plus de dix ans pour certaines spécialités médicales. Elles alternent progressivement cours théoriques, travaux pratiques et stages en milieu hospitalier ou en cabinet. 

Les diplômes d’État du secteur santé social : l’accès aux métiers du soin et de l’accompagnement

Les formations du secteur santé-social vous prépareront à des métiers tournés vers le soin, l’accompagnement et l’aide aux personnes. Elles vous permettront d’obtenir un diplôme d’État (DE) reconnu, comme celui d’infirmier, d’éducateur spécialisé, d’assistant de service social, d’ergothérapeute ou encore de manipulateur en électroradiologie médicale... 

Accessibles après le bac, les cursus se déroulent dans des instituts spécialisés ou à l’université et durent généralement entre trois et cinq ans selon la profession visée. L’admission est souvent sélective, sur dossier et parfois entretien.

Vous y alternerez enseignements théoriques et stages sur le terrain afin d’acquérir rapidement des compétences pratiques et une expérience professionnelle. Ces formations demandent de bonnes capacités relationnelles, de l’écoute, de l’autonomie, un intérêt pour les questions humaines et sociales mais aussi une bonne capacité à prendre du recul face à des situations difficiles. 

Les écoles post bac : des domaines et des fonctionnements différents

Certaines écoles accessibles après le bac permettent de se spécialiser dans un domaine précis comme l’art, le commerce, l’architecture, l’audiovisuel, la communication, le journalisme... 
Ces formations, souvent longues et professionnalisantes, combinent enseignements théoriques au début du cursus puis projets concrets et mises en pratique encadrés par des professionnels. 
Comme elles préparent directement à un métier ou à un secteur, il est important de bien définir son projet avant de s’engager. 

L’admission est généralement sélective, sur dossier, entretien ou concours, et certaines écoles demandent une préparation spécifique ou recrutent hors Parcoursup, ce qui oblige à bien anticiper les démarches et le calendrier.

Attention, sous le terme « école » coexistent des établissements très différents. 

  • Il y a des écoles reconnues par l’État, ou une profession… On y retrouve par exemple ce qu’on appelle les « grandes écoles ». Publiques ou privées, ce sont des écoles d’ingénieurs, de management, d’architecture, de sciences politiques, de journalisme, d’art, de design, ou encore des écoles de la défense et des écoles vétérinaires. Reconnues par l’État, elles sont l’assurance de connaissances et compétences de bon niveau : 
    - les écoles d’ingénieurs, par exemple, délivrent le titre d’ingénieur, protégé par la loi. Qu’elles soient publiques ou privées, ces écoles ont reçu une autorisation de la CTI, la Commission des titres d’ingénieur. Elles ont donc été évaluées sur de nombreux critères par des experts.
    - certaines écoles sont les seules habilitées à délivrer des diplômes reconnus par l’État permettant l’accès à une profession réglementée. C’est le cas par exemple des écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA), seuls établissements à proposer le Diplôme d’État d’architecte.
    - d’autres écoles encore sont « reconnues par la profession », comme certaines écoles de journalisme. C’est un gage de qualité pour les étudiants qui souhaitent se former au métier de journalisme et par les employeurs.
     
  • A côté de ces écoles reconnues, on trouve aussi des écoles privées « hors contrat » qui délivrent des certificats d’écoles, non reconnus par l’État et ne permettant pas toujours de poursuivre des études.

Le choix de l’établissement doit donc être réfléchi : statut de l’école, reconnaissance du diplôme, liens avec les entreprises, frais de scolarité ou insertion professionnelle des diplômés sont autant de critères à vérifier (voir l’article Comment choisir sa formation et son établissement). 

Pour aller plus loin

  • Télécharger le schéma des études supérieures
     
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