Comment choisir sa formation et son établissement ?

Diplômes reconnus par l’État, certificats d’école, titres professionnels… Difficile de se repérer parmi toutes les formations disponibles. Certains critères peuvent vous aider à faire votre choix, notamment le statut du diplôme et celui de l’établissement qui le propose.

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Jeunes entrant dans un établissement

Choisir une formation en fonction de vos centres d’intérêt est essentiel. Mais d’autres critères entrent également en ligne de compte. C’est le cas du statut du diplôme et de l’établissement de formation. Ils pourront avoir des incidences sur la poursuite de votre parcours d’études et votre insertion professionnelle. Quelques explications pour mieux décrypter toutes les informations. 

Les différents statuts de diplômes

 

  • Les diplômes nationaux

Ils sont délivrés par un ministère (Éducation nationale, Enseignement supérieur, Agriculture, Culture, Santé, Sports…) et ont la même valeur partout en France
Ces diplômes vous apporteront un niveau de qualification officiel reconnu par les employeurs. Ils vous donneront aussi pour leur grande majorité la possibilité de poursuivre des études à un niveau supérieur.
Vous pouvez préparer un diplôme national dans un établissement public mais aussi privé sous contrat avec l’État ou hors contrat (voir plus bas). Quel que soit votre établissement, l’examen que vous passerez pour obtenir votre diplôme sera validé par l’État.
Quelques exemples de diplômes nationaux : le CAP (certificat d’aptitude professionnelle), le bac professionnel, le BTS (brevet de technicien supérieur), le BUT (bachelor universitaire de technologie), les DE (diplômes d’État), la licence, le DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), le DSAA (diplôme supérieur des arts appliqués), le DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique), le master

 

  • Les diplômes visés par l’État

Pour ces diplômes, l’État examine le programme de la formation, les critères de sélection, les modalités d’examen, les moyens matériels et humains (composition de l’équipe enseignante, par exemple), avant d’accorder son visa pour une durée de 6 ans maximum. C’est un gage de qualité.
Certains diplômes visés par l’État obtiennent un grade de licence ou de master, ce qui permet d’avoir un niveau reconnu pour poursuivre ensuite des études dans d’autres établissements.
Les diplômes visés sont généralement des formations de niveau bac+3, bac+4 ou bac+5 d’établissements reconnus par l’État dans différents secteurs : commerce, design, informatique, audiovisuel… La liste de ces diplômes est publiée chaque année au Bulletin officiel de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. 

 

  • Les diplômes d’ingénieur

Le titre d’ingénieur est protégé par la loi. Les écoles qui le délivrent, qu’elles soient publiques ou privées, ont une autorisation de la CTI, la Commission des titres d’ingénieur. Elles ont donc été évaluées sur de nombreux critères par des experts. Le diplôme d'ingénieur donne le grade de master, ce qui permet de poursuivre des études en doctorat.
A noter : en France, on peut exercer le métier d’ingénieur sans avoir étudié en école d’ingénieurs et posséder ce fameux titre. Mais celui-ci reste très prisé des employeurs car il est l’assurance de connaissances et compétences de bon niveau. 

 

  • Les attestations, diplômes ou certificats d’école

Ces attestations ne sont pas contrôlées par l’État et ne bénéficient donc pas de sa reconnaissance officielle. Il est important de vous renseigner sur la qualité des formations et leurs débouchés en interrogeant des professionnels du secteur par exemple.
Autre point de vigilance : les diplômes qui n’ont pas de niveau de qualification officiellement reconnu ne vous permettent pas de poursuivre des études dans un autre établissement. 

 

  • Les titres inscrits au RNCP

Certains établissements obtiennent l’inscription de leur titre ou certificat d’école au RNCP (le Répertoire national des certifications professionnelles). 
Un titre inscrit donne un niveau de qualification reconnu sur le marché du travail mais ne permet pas forcément de poursuivre ensuite des études. 
Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces titres sur le site www.francecompetences.fr. Un titre est enregistré pour 5 ans maximum. Il faut donc bien vérifier sur le site de France Compétences que son inscription est toujours en cours de validité et que l’établissement que vous visez est bien habilité à le préparer.

 

Faire reconnaître son niveau de formation au niveau européen


Dans l’enseignement supérieur, il existe à l’échelle européenne un dispositif permettant de faire reconnaître son niveau de formation d’un pays à l’autre. Il s’agit des crédits ECTS (pour « European Credits Transfer System »). 
Ces crédits sont une unité de mesure des diplômes commune à tous les pays. Un semestre d’étude correspond à 30 ECTS, une année universitaire à 60 : une licence (bac+3) correspondra donc par exemple à 180 ECTS. 
Ces crédits que vous avez obtenus en suivant votre formation pourront ainsi être comptabilisés pour poursuivre vos études ou obtenir un diplôme dans un autre établissement européen.
Attention, les formations non reconnues par l’État, les titres RNCP… ne confèrent pas forcément des crédits ECTS. 

Les différents statuts d'établissements

De la même manière, les établissements de formation n’ont pas tous le même statut. Ces différences peuvent avoir des implications notamment sur le coût de vos études, la qualité de l’enseignement ou encore la possibilité de bénéficier ou non de bourses. 

 

  • Les établissements publics

Ils dépendent de l’État (des ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, de la Mer, de l’Enseignement supérieur ou de la culture…) et délivrent des diplômes nationaux. L’État garantit la qualité de l’enseignement qui y est dispensé. Les frais de scolarité y sont généralement moins élevés que dans les établissements privés et vous pouvez prétendre aux bourses sur critères sociaux.

 

  • Les établissements privés sous contrat

Ces établissements sont reconnus par l’État. Ils sont en effet sous contrat d’association avec l’État qui rémunère leurs enseignant∙es. L’enseignement dispensé suit les règles et les programmes officiels et offre la même garantie pédagogique que dans les établissements publics. Ces établissements permettent également de demander des bourses. 

 

  • Les établissements consulaires

Ils dépendent des CCI (Chambres de commerce et d’industrie) ou des CMA (Chambres de métiers et de l’artisanat) et sont reconnus par l’État. Ils préparent des diplômes nationaux ou leurs propres certificats et diplômes pour lesquels ils peuvent demander à l’État une reconnaissance (un visa). C’est le cas de certaines écoles de commerce, par exemple.
Les établissements consulaires peuvent donner droit aux bourses (pour des formations préparées hors apprentissage).

 

  • Les établissements privés reconnus par l’État

Ce sont surtout des écoles de commerce et de management ou des écoles d’ingénieurs privées. Leur fonctionnement, leurs programmes, leur personnel enseignant font l’objet d’un audit de l’État. Ces établissements peuvent délivrer un diplôme visé ou un diplôme ayant l’équivalent d’un grade universitaire (grade de licence, grade de master…).

 

  • Les établissements privés hors contrat

Ils n’ont pas signé d’accord avec le ministère et ne perçoivent aucune subvention de l’État. Certains établissements peuvent préparer des diplômes nationaux (BTS, diplômes d’État…) ou proposer leurs propres formations (certificats d’école).
N’ayant pas signé de contrat avec l’État, ils sont peu contrôlés et libres dans les modalités de recrutement de leurs enseignants. Les coûts de scolarité y sont généralement élevés. Sauf exception, ces établissements ne donnent pas droit aux bourses. 
Ces établissements sont de qualité et de sérieux très variables. Avant de vous y inscrire, renseignez-vous sur leur réputation auprès des professionnels du secteur, ainsi que sur leur stabilité : l’établissement est-il ouvert depuis longtemps ? Ses formations durent-elles dans le temps ?

 

Comment savoir si un établissement est éligible aux bourses ?

Futur étudiant, vous souhaitez savoir si la formation dans laquelle vous souhaitez vous inscrire donne le droit de demander des bourses sur critères sociaux ? Sur Parcoursup, la carte d’identité des formations vous donnera cette information. 
Autre possibilité : se rendre sur le simulateur de bourse du CROUS et remplir les différents critères, dont la formation visée.

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